Formation  |Fred Berger : « Un moment précieux et rare »

Le Centre de formation lyonnais dispute ce week-end le Final Four Espoir NF2 à Mado Bonnet (demi-finale samedi à 17h15 face à l’ESBVA-LM). L’équipe remportant ce Final Four jouera le titre de champion de France et le ticket pour évoluer en NF1 à Nantes le samedi 20 mai. Entretien avec Fred Berger, responsable du Centre de formation.

Quel bilan tires-tu de la saison NF2 (13v/9d) ?

Un bilan pleinement favorable dans la maîtrise du jeu et dans les progrès réalisés tout au long de cette saison. Mathématiquement, cette 5e place, à égalité avec Annemasse, est relativement intéressante. Nous l’avons décrochée entre autres en étant la deuxième meilleure défense de la poule. Il y a eu des matchs de référence cette saison à Saint-Laurent-du-Var, à domicile face à Monaco Basket Association, ou encore le match face à l’ASV en finale de la Coupe de la Ligue. Le groupe a bien évolué, tant individuellement que collectivement. On a pu mener à bien notre projet de jeu.

La qualification pour le Final Four s’est déroulée sans encombre au bout d’une bonne saison en championnat Espoir (9v/1d).

Au-delà des 9 victoires, nous avons abordé ces matchs de la bonne manière, avec une vraie détermination supplémentaire d’imposer notre basket. Néanmoins, des choses sont à faire évoluer pour avancer ce week-end. La défaite face à Basket Landes (64-51 le 17 avril) doit nous servir. Je le souhaite et je crois que les filles sont assez intelligentes et matures pour se servir de cette expérience.

Est-ce que tu es satisfait de l’évolution du groupe ?

Par rapport à notre vécu commun avant le début de la saison, on a été au-delà de ce qu’on avait projeté. L’ambition venant match après match, on a pu aller chercher encore plus loin. Il y a un an, on était dans la construction, avec un effectif très renouvelé et une fin de cycle avec la sortie des 96. On est finalement dans la continuité tout en étant dans le renouvellement. La dynamique est nouvelle avec des joueuses avec des responsabilités et des missions nouvelles.

Quels sont les objectifs de l’équipe au Final Four ?

On souhaite véhiculer nos valeurs humaines, sportives pendant 40 minutes. On veut prendre plaisir et possession du moment présent parce qu’il est précieux et rare dans une carrière de sportive. On veut jouer le basket qu’on a construit depuis plusieurs années pour certaines et qu’on a construit pour le groupe depuis le début de cette saison

Avec l’obtention d’un titre deux années consécutives (2014 et 2015), l’histoire récente est-elle déterminante avant d’aborder ce rendez-vous ?

Quelque part, c’est un peu inscrit dans leurs têtes. On a un groupe de compétitrices. Elles ont cette foi, cette énergie. Elles aiment les challenges et tiennent à retourner à Nantes Rezé (où les Lionnes ont perdu en 2016 et où se jouera le titre et la place en NF1 le 20 mai prochain). Les joueuses qui étaient là, dans le groupe et sur le terrain, ont transmis quelque chose. C’est dans leur personnalité. C’est le patrimoine laissé d’une année sur l’autre.

Quelle est l’importance d’un Final Four disputé à domicile ?

Les dirigeants du club tenaient à ce qu’il soit à Lyon. C’est bien que la LFB et la FFBB nous le permettent. Évidemment, on se souvient de ce qu’on a vécu en 2014 et 2015. Certaines filles étaient déjà là. Ce ne sont que des souvenirs positifs. C’était la folie ! Tu joues pour ce genre de moment. Le public a logiquement un rôle important à jouer. Le soutien qu’on a pu avoir par le passé a grandement contribué à la réussite de nos Final Four à Lyon. On aura un moment sympa à vivre samedi, il faut que tout le monde soit là !

Les enjeux sont différents mais mardi, Mado Bonnet a vibré avec la victoire de l’équipe pro sur un match décisif. Cela donne encore plus d’envie de revivre un fort moment de basket ?

Le public a logiquement un rôle important à jouer. Le soutien qu’on a pu avoir par le passé a grandement contribué à la réussite de nos Final Four à Lyon. On aura un moment sympa à vivre samedi, il faut que tout le monde soit là !

Ce que j’ai trouvé grandiose, c’est la communion qu’il a pu avoir entre deux groupes pleinement différents. Elles ont vécu le moment ensemble. Il y a eu de l’investissement sur le terrain et dans les tribunes. Cette communion entre les deux groupes donne tout un sens à ce projet. Cela amène forcément des motivations.

Coach assistant de Pierre Bressant sur les deux dernières rencontres professionnelles, qu’est ce que t’a apporté cette nouvelle expérience en LFB ?

C’est un ensemble. Quand les dirigeants m’ont sollicité pour décrocher 96 heures plus tard le maintien en Ligue féminine, je ne pouvais que mettre les mains dans le cambouis pour tenter de contribuer du mieux possible. Parce que derrière tout ça, c’est aussi donner un sens au Centre de formation et à ma mission principale. C’est aussi donner un sens à la suite de la saison et à la saison prochaine, au projet qui va être celui de Lyon et qui pour moi va vraiment permettre de faire avancer les choses. Lors de cette expérience, j’ai retrouvé un groupe humainement très bien, qui m’a accueilli facilement. Je l’en remercie. La collaboration avec Pierre (Bressant) a été agréable parce qu’on a pu bosser ensemble, construire quelque chose. Tu prends beaucoup en expérience en très peu de temps. C’est une expérience conclue de la meilleure des manières. C’est que du bonheur de voir Mado Bonnet aussi heureux, avec des émotions pleinement positives sur le parquet.

 

Crédit photo : Sébastien Clavel

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