Dossiers  |Nathalie Janvier : « L’union fait la force ! »

A quelques heures de notre évènement Lumière sur le sport féminin, retrouvez l’interview accordée par Nathalie Janvier, ancienne chef de délégation d ela fédération de Rugby Féminin et représentante de l’association Femix’Sports, association travaillant sur la thématique « femmes et sport » et les 4 Saisons du Sport féminin.

En tant qu’ancienne chef de délégation de la Fédération de Rugby Féminin, comment voyez/ressentez -vous les évolutions de la médiatisation des femmes dans ce milieu ?

L’évolution de la médiatisation pour le rugby féminin est très importante. Le premier match télévisé par France 4 l’a été en mars 2013 puis nous avons ouvert les 24h du sport féminin avec 673 000 téléspectateurs pour le match France/Angleterre du Tournoi des 6 nations retransmis pour la première fois en prime time. Ensuite la Coupe du monde 2014 en France a fait exploser toutes les audiences. Nous avons eu la chance de jouer pendant une période (fin juillet /début août) pendant laquelle le paysage médiatique sportif était vide et donc tous les regards se sont tournés vers l’équipe de France féminin. D’autant plus que les résultats étaient là et qu’il y a eu un engouement populaire très important. A partir de là, France 4 a souhaité retransmettre les matchs de l’équipe de France féminine à domicile. Pour la première fois en 2016, France féminines a généré des droits TV, ce qui fut une vrai victoire médiatique pour nous.

Quels sont les acteurs indispensables à cette médiatisation, selon vous ?

Les premières actrices sont les sportives avec leurs performances sportives d’une très grande qualité et surtout leur engagement sans faille sur le terrain quelque soit leur statut (pro ou non). Leur authenticité et leur disponibilité sont des atouts pour les médias, sans parler de leur double facette femme et sportive ! Les calendriers des grandes compétitions internationales sont aussi à prendre en compte. Ils devraient être parfois davantage réfléchis et on devrait essayer de positionner certaines compétitions lorsque le calendrier est plus démuni.

Et les efforts à fournir pour celle-ci ?

Une étroite collaboration avec les services communications des fédérations est nécessaire. Ensuite, je pense qu’une étroite collaboration entre les sports féminins peut aussi favoriser leur médiatisation, car ne l’oublions pas : « L’union fait la force » ! On pourrait envisager une campagne commune pour le sport féminin et non chaque fédération individuellement. Nos politiques doivent aussi avoir cette volonté. Un grand pas en avant a déjà été fait pour la féminisation des instances dirigeantes c’est bien mais est-ce légitime qu’une équipe nationale (les handballeuses pour ne pas les citer) soit en finale d’un championnat du Monde pour être retransmise sur une chaine publique ?

C4YRniHWAAAhoCd.jpg large Quels sont, à votre connaissance, les événements mis en place pour favoriser cette médiatisation ?

Le premier évènement que je citerais est bien sûr les 4 saisons du sport féminin. Depuis deux ans, voir même trois avec les 24 h du Sport féminin, il s’agit de temps forts pendant lesquelles un grand nombre de manifestations et compétitions sportives sont mises à l’honneur. Certes, on peut regretter d’avoir besoin de dates précises pour ce genre d’actions mais depuis que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a eu cette initiative, le pourcentage de sport féminin dans le volume global des retransmissions sportives est passé de 7% en 2012 à 14% aujourd’hui ! L’engouement pour les retransmissions d’évènements sportifs féminins est lui aussi croissant : 70% des français de 18 ans et plus trouvent le sport féminin tout aussi intéressant que le sport masculin et 64% en regarderaient davantage s’il était régulièrement diffusé à la TV. Je pense aussi que les anciennes sportives devraient être davantage appelées pour commenter le sport (comme par exemple Valérie Nicolas au handball, Yannick Souvré au basket) qu’elles ont pratiqué car leurs connaissances techniques et leur expérience plairont davantage que des commentaires masculins novices dans ce sport !

Expliquez-nous votre implication au sein de Femix’Sports…

Femix est une association mise en place suite aux Assises du sport féminin. Son slogan est « Pour la mixité dans le sport ». Ayant évolué dans un monde associatif davantage masculin, la mixité est quelque chose de très important pour moi car c’est unir des compétences, des visons, des sensibilités différentes vers le même objectif. Le combat mené par Marie-Françoise Potereau, présidente de Femix, et par son équipe pour permettre aux femmes l’accès aux responsabilités m’a tout de suite convaincue. Puis j’ai eu la chance par la suite de pouvoir bénéficier de la formation pour l’accès aux responsabilités des dirigeantes et je me devais de rendre aujourd’hui à l’association ce qu’elle m’avait apporté dans mon parcours tout au long de ces journées de formation. De plus mon engagement au sein de Femix me permet de rencontrer des femmes et des hommes engagés dans la vie associative à des degrés et des postes différents et venant de multiples sports. Ces rencontres, d’une richesse extraordinaire, vous permettent de vous enrichir de nombreuses connaissances.

Interview : Lyon Basket

 

Dossiers  |Lumière sur le sport féminin 2017

Le club du Lyon Basket est heureux de vous présenter la deuxième édition de Lumière sur le sport féminin, organisé au Palais des Sports de Gerland le samedi 18 février 2017. L’évènement a de nouveau pour objectif de mettre en lumière la sportive lyonnaise. Cette année, les Lionnes recevront l’historique club du Tango Bourges Basket (20 heures).

Notre évènement majeur de la saison a rassemblé plus de 6000 personnes l’année dernière. Au programme de cette nouvelle édition : une belle ambiance de sport féminin lors d’une soirée ponctuée d’animations et d’exceptionnels cadeaux à gagner. En lever de rideau, les spectateurs pourront assister à la rencontre de championnat de basket fauteuil entre le Lyon Métropole Handibasket Club (futur Lyon Basket Handisport) et le Centre Fédéral Handibasket (Nationale 1B). Un village animations sera mis en place dès 16h30 sur le parvis du Palais des Sports.

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Lumière sur le sport féminin 2016 – Lyon vs Arras

Samedi 18 février 2017
Palais des Sports de Gerland (Lyon)

Programme :

16h30 : Ouverture du Village animations sur le parvis du Palais des Sports
17h00 : Lever de rideau avec la rencontre de championnat de basket fauteuil entre le Lyon Métropole Handibasket Club et le Centre Fédéral Handibasket
20h00 : Rencontre du championnat de Ligue Féminine de Basket entre le Lyon Basket et et le Tango Bourges Basket

Participez avec nous au grand défi que le Lyon Basket a souhaité relever : battre le record d’affluence sur un match de championnat de Ligue Féminine pour la saison 2016/2017. Venez participer à ce record et partager ce grand moment avec toute la famille du sport lyonnais !

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Visuel évènement : La Compagnie des Images
Crédit photo : Lyon Basket

Dossiers  |Aurélie Bresson : « Poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin »

Le magazine trimestriel Les Sportives est dédié au sport féminin. Les Sportives, partenaire de la FFBB, propose une approche globale du sport au féminin, avec des portraits et des articles de fond pour valoriser les figures du sport féminin sous-représentées dans les médias traditionnels. Aurélie Bresson, directrice de publication, a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer ce premier magazine papier spécialisé sur le sport féminin ?

Le constat que les femmes sont clairement sous-représentées dans les médias, puisque, par exemple, parmi les personnalités sportives françaises les plus citées dans la presse écrite en 2014, 98% sont des hommes. Cela pose la question du véritable enjeu du droit à l’information pour toutes les femmes qui pratiquent, entraînent, dirigent, administrent ou encore supportent, que cela soit en amateur ou en professionnel. Dans la lignée de ce constat, aucun magazine papier spécialisé sur le sport au féminin n’existait jusqu’à la création de Les Sportives. La sortie de ce premier et unique magazine, comme l’ont souligné Thierry Braillard (secrétaire d’État en charge du sport) et Béatrice Barbusse (présidente du CNDS) à la conférence de lancement, marque l’histoire du sport français. L’idée m’est venue en 2011 lors de mon stage de fin d’étude au sein du Metz Handball, club élite du championnat en handball féminin. Je m’occupais des relations presse et de la communication du club. En feuilletant la presse, j’ai remarqué qu’on parlait très peu des filles du club. C’était l’arrivée d’Allison Pineau, une joueuse importante, et elle n’avait droit qu’à trois lignes dans la presse nationale, quelques lignes dans la presse locale et un vide sidéral dans la presse spécialisée. Mes amies sportives également ne figuraient pas de manière générale dans la presse alors qu’elles faisaient de belles performances. L’idée est donc restée dans un coin de mon esprit, jusqu’à ce que je me dise : « Et pourquoi je ne créerais pas ce média moi-même. »

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Quel est votre avis sur l’évolution de la représentation des sportives dans l’espace médiatique de ces dernières années ?

J’ai remarqué une évolution au niveau médiatisation. Moindre, mais une évolution quand même. On va dans le bon sens. Disons que l’effet JO a peut être aidé. Il a été reconnu que les femmes pouvaient être aussi performantes, voir plus, que les hommes. Sans comparer réellement, la reconnaissance en elle même que la femme peut aussi « donner un très beau spectacle sportif » avance. L’étude du CSA est aussi très significative : l’étude de fin 2012 a mis en évidence la place marginale du spectacle sportif féminin dans le paysage médiatique français. Seules 148 heures ont été diffusées à la télévision au cours du dernier trimestre de l’année dernière, c’est-à-dire à peine 7% du volume global des retransmissions sportives. Cette diffusion est passée à 14 % en 2014. L’appétence du grand public pour les compétitions sportives féminines semble donc se confirmer en 2015. W9 a atteint par exemple 25,3 % de part d’audience avec 4,14 millions de téléspectateurs lors de la diffusion du match Allemagne / France de la Coupe du monde de football féminin – se classant ainsi première chaîne de la TNT en termes d’audience le 26 juin 2015. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une contrainte, mais d’une prise de conscience de la part des médias et de leur désir d’exposer plus fortement les pratiques sportives féminines.

Quels ont été les retours à votre sortie ?

Depuis la sortie du magazine en avril, les avis sont globalement bons ou constructifs. Beaucoup de bons avis notamment sur la qualité des articles, qualité des photographies et du ton utilisé. Les Sportives Magazine a connu du succès pour ses deux premiers numéros, atteignant les 4000 exemplaires vendus au total à chaque fois. Pour un début, c’est pas mal. Toujours disponible dans les kiosques et points de ventes en France et en Belgique. En Belgique d’ailleurs, le numéro 2 s’est arraché, il n’en restait qu’une petite vingtaine d’exemplaires. Notre présence s’accroit aussi sur les réseaux sociaux. On est de plus en plus suivi et soutenu.

Selon vous, la médiatisation du sport au féminin est-elle finalement une affaire de tous ?

En terme de visibilité, il faut poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin. Sur tous les supports possibles et pas uniquement pour le sport de haut niveau. Les Sportives Magazine y contribue. Pour développer cette médiatisation et surtout qu’elle perdure et ne soit pas un effet d’aubaine, il faut un véritable engagement durable de la part de partenaires économiques. Souhaitons aussi les meilleurs résultats possibles de nos sportives françaises dans les grandes compétitions internationales. Par ailleurs, il faudrait que toutes les associations sportives puissent accueillir des femmes dans toutes les disciplines. Ce n’est pas le cas actuellement (dans certaines fédérations, il n’y a que 2 ou 3% de femmes licenciées). Même si les plans de féminisation mis en œuvre dans certaines fédérations sportives font que la situation évolue favorablement et rapidement (ndlr : dans le cadre des conventions d’objectifs 2014-2017 qui les lient à l’État, toutes les fédérations sportives doivent se doter d’un plan de féminisation concernant l’encadrement, la pratique, la formation et l’arbitrage).

couverture-les-sportives-magazine-03-1-289x390Quelle est l’actualité du magazine ?

Le numéro 3 de Les Sportives magazine vient de sortir en kiosque. Nous souhaitons lui donner avec le temps beaucoup plus de débats, d’audace, d’humour… et surtout de sports ! La thématique phare de ce numéro : Qui veut porter la culotte du sport ? Une question unique mais qui donne le ton de ce numéro qui invite à prendre de la hauteur sur la gouvernance dans le sport, et sur toutes ces femmes qui gravissent des falaises tant professionnelles que sportives. En couverture et en rencontre principale, Aude Lemordant, quadruple championne de France, championne d’Europe et double championne du monde de voltige aérienne. A l’intérieur, des débats et des reportages inédits avec Chantal Jouano, Marie-Georges Buffet, Danielle Bousquet, Magali Tezenas, Dominique Carlac’h, Marinette Pichon et même aussi avec Marc Lavoine… oui Marc Lavoine !

Le magazine de toutes les sportives s’habille de rose, en clin d’œil à Octobre Rose, pour la recherche contre le cancer du sein. Mais pas que ! Avec de l’audace, Les Sportives s’habille de rose pour interpeler, tout comme son titre. Après six mois d’existence, Les Sportives continue à affirmer son caractère et à se positionner comme le premier et l’unique magazine sportif multisports au féminin en France portant haut les valeurs de liberté, de tolérance et de professionnalisme. Les Sportives Magazine s’adresse à toutes : sportives du dimanche ou sportives de haut niveau, participantes ou spectatrices, mères, voyageuses, faignantes, femmes actives et motivées, femmes avec un caractère bien trempé…. Et Les Sportives Magazine s’adresse aussi à tous, puisque 40% de son lectorat est composé d’hommes !

Interview : Lyon Basket
Crédit photo : Radio Campus Paris

Dossiers  |Nathalie Sonnac : « Une journée d’exposition maximale du sport féminin »

Valorisant le sport féminin, « Les 4 saisons du sport féminin » se déclinent en quatre temps forts. Au mois de février, la première saison était consacrée à la médiatisation du sport féminin, à l’initiative du CSA et de Nathalie Sonnac. La membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi est-il important encore de nos jours d’organiser une réflexion autour du sport féminin à travers « Les 4 saisons du sport féminin » ?

Depuis de nombreuses années, la question de la représentation du sport féminin dans les médias est un sujet de réflexion des pouvoirs publics, mais avant le deuxième semestre 2012, personne n’avait rendu publics d’éléments chiffrés sur ce sujet. Les résultats d’une étude quantitative réalisée par le Conseil  supérieur de l’audiovisuel sont désormais connus, mais demeurent marquants : sur près de 2 500 heures de retransmissions de compétitions diffusées sur 12 chaînes sur une période de cinq semaines à l’automne 2012, le volume horaire de diffusion de sport féminin représentait 7 % du volume global.

Il a alors semblé nécessaire au Conseil de créer un événement, à savoir une journée d’exposition maximale du sport féminin dans les médias et au-delà, un véritable coup de projecteur sur la place des femmes dans le sport : ce furent les « 24 heures du sport féminin », le 1er février 2014. Le Conseil a souhaité, au deuxième semestre 2014, actualiser l’étude statistique réalisée en 2012, en reproduisant la même méthodologie. Selon les chiffres établis qui attestent d’un doublement de la part représentée par le sport féminin dans les programmes sportifs des chaînes de télévision entre 2012 et 2014, les deux éditions des « 24 heures du sport féminin » semblent avoir atteint leur objectif, en contribuant à leur façon à améliorer la visibilité de la pratique féminine du sport.

Néanmoins, un nouvel élan semble néanmoins devoir être initié par l’ensemble des institutions concernées, pour ancrer plus avant la féminisation du sport dans la société française. Le déficit de développement du sport féminin en France présente en effet un caractère multifactoriel : la place des femmes dans l’organisation du sport, l’économie du sport féminin, professionnel et amateur, la pratique sportive des jeunes filles et des femmes, précèdent cette question de la représentation dans les médias et constitue tout autant de points du débat. Il a ainsi semblé naturel au Conseil supérieur de l’audiovisuel de promouvoir un approfondissement de l’effort collectif destiné à renforcer cette nouvelle prise de conscience du grand public sur les différents aspects de la réalité de la pratique féminine du sport dans notre pays, à travers la reconfiguration des « 24 heures du sport féminin » en un nouveau canevas intitulé « Les 4 saisons du sport féminin ».

Comment s’est déroulée la saison 1, consacrée à la médiatisation du sport féminin (6-7 février 2016) ? Comment ces deux jours vont-ils pouvoir contribuer à une meilleure représentation dans les médias ?

CSA_Calendrier prévisionnel des 4 saisons du sport féminin - Cliquez pour agrandirUne exposition particulière du sport féminin a été proposée sur les antennes des chaînes de télévision et des radios, à travers des reportages, des magazines de plateau, des retransmissions de compétitions. En outre, les fédérations, les clubs sportifs, mais aussi les acteurs économiques du sport, des collectivités locales, ont contribué à relayer cette médiatisation, sur leurs réseaux de communication, sur le terrain, dans les points de vente. C’est une vaste synergie d’institutions parties prenantes de ce sujet qui a habillé ce premier week-end de février aux couleurs du sport féminin.En outre, des contacts sont également en cours pour donner à cette opération des « 4 saisons du sport féminin » une dimension européenne, au niveau des institutions (ministères des Sports, réseau diplomatique), mais aussi des médias audiovisuels sur le continent.

Comme indiqué précédemment, la progression de l’exposition du sport féminin à la télévision observée par le Conseil depuis deux ans apparaît valider la méthode impulsée par le CSA : la voie de l’obligation chiffrée imposée réglementairement aux chaînes et radios n’est pas toujours nécessairement la meilleure manière de fixer le cap, tant l’effectivité de la prise de conscience observée dans les rédactions semble entrainer, de leur part, une évolution pragmatique de leur approche de l’actualité sportive, adaptée à la diversité des lignes éditoriales et de leurs publics.

On a pu noter quelques évolutions au niveau de cette médiatisation. Quel est le constat à l’heure d’aujourd’hui ?

Au-delà des éléments quantitatifs rappelés plus haut, deux constats s’imposent. D’abord, sur le fond, la question de la représentation du sport féminin en télévision recoupe largement la question plus large de l’offre de sport à la télévision et des difficultés des chaînes gratuites à suivre financièrement l’intensité concurrentielle à l’œuvre entre les chaînes payantes. Avec la montée en puissance récente d’Eurosport et de Ma Chaîne Sport, qui viennent remettre en cause le duopole constitué depuis 2012 par Canal+ et beIN SPORTS, ce sont désormais quatre acteurs qui investissement massivement dans l’achat de droits sportifs pour alimenter un nombre de chaînes en croissance constante. De fait, la part du sport sur les chaînes gratuites continue de se réduire, entrainant avec elle la part du sport féminin. Ceci constitue un premier sujet d’attention pour le Conseil, le sport féminin, mais également toutes les disciplines moins fédératrices d’audience qui disparaissent des antennes gratuites, ayant besoin d’exposition mais surtout de visibilité.

A contrario, le constat positif qui peut être effectué porte sur une intensification de la réflexion du monde sportif lui-même sur la valorisation de la pratique féminine. Les records d’audience enregistrés par la diffusion de rencontres de football ou de rugby féminin sur les chaînes en clair attestent que le public est prêt à s’enthousiasmer pour les performances et les événements que le sport féminin suscite. C’est donc dans la recherche des facteurs-clés de la singularité du sport féminin, le travail du « marketing de l’offre », que s’engagent certaines fédérations pilotes, pour mieux adresser la pratique féminine à un public plus large, permettant derrière de stimuler la prise de licences, les partenariats commerciaux, voire l’actionnariat. Pour schématiser, l’exposition, et les audiences, des uns créent de la motivation chez les autres… et des attentes de la part du public.

Interview : Lyon Basket
Crédit photo et visuel : Romuald Meigneux + CSA / 24 heures du sport féminin

Dossiers  |Lumière sur le sport féminin

lyon_basket_11_mars_2016_afficheLe prochain rendez-vous à domicile des Lionnes s’annonce exceptionnel ! Le Lyon Basket a en effet décidé de délocaliser la rencontre face à Arras au Palais des Sports de Gerland le vendredi 11 mars à 20h30.

[Mise à jour]

Le Lyon Basket remet à disposition quelques places pour l’évènement Lyon Basket vs Arras : Lumière sur le sport féminin. Ces places, pour les niveaux supérieurs et inférieurs, seront en vente uniquement au guichet du Palais des Sports de Gerland à partir de 17 heures. Une dernière chance pour participer à notre évènement exceptionnel !

 

En tant qu’unique club lyonnais consacré aux sportives professionnelles, le club souhaite s’impliquer dans la mise en valeur du sport féminin de haut niveau. Quelques jours seulement après la Journée de la femme, la rencontre du Lyon Basket face à Arras a été choisie pour mettre en avant le potentiel des joueuses à travers un évènement phare et dans un environnement convivial et festif.

Le Palais des Sports de Gerland a été choisi pour accueillir jusqu’à 6000 spectateurs dans la configuration choisie. La salle s’inscrit totalement dans l’histoire des grands évènements, ayant accueilli ou accueillant encore aujourd’hui des évènements autant sportifs que festifs. Clin d’œil à l’histoire du basket local, nous avons souhaité inclure dans notre visuel une photo d’archive prise lors de la rencontre ASVEL/Kaunas en 1985, en souvenir de ces légendaires rencontres jouées dans le Palais des Sports.

Plus d’informations à venir sur notre page Évènement Facebook !

– 17h00 : Ouverture des portes du Palais des sports de Lyon
– 17h30 : Match sélection féminine
– 18h30 : Match sélection masculine

Une sélection de joueuses et de joueurs de l’Université de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1, INSA Lyon, UNIVERSITÉ JEAN MOULIN LYON 3) testeront les paniers du Palais des Sports avant les professionnelles !

ANIMATIONS :

-Mini-concert avant, pendant et après la rencontre LFB
-Mise à l’honneur de la légende du basket français, Alain Gilles, avec l’exposition revenant sur ses exploits sportifs à retrouver dans les couloirs du Palais des Sports
-Mise en lumière de notre partenaire citoyen, le Collectif Solidarité Charcot
Voiture à gagner pendant la soirée (Opel Corsa d’une valeur de 14 000 euros), animation public
-Distribution de cadeaux tout au long de la soirée
-Pom Pom girls / mascotte / speaker

 

– Tribunes inférieures

Plein tarif : 10 euros

Tarif réduit : 6 euros

Places VIP : 30 euros (nous contacter)

– Tribunes supérieures

Plein tarif : 5 euros

Tarif réduit : 2 euros

 

 

Gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés par un adulte

 

Dossiers  |Les quatre saisons du sport féminin

Les « 24 heures du sport féminin » deviennent en 2016 les « 4 saisons du sport féminin » et se déclinent en quatre temps forts. Ce n’est donc plus une seule et unique journée qui consacrera le sport féminin mais quatre opérations tout au long de l’année. La première saison vous donne rendez-vous les samedi 6 et dimanche 7 février 2016 pour un grand temps de médiatisation du sport féminin à l’initiative du CSA.

Lancées en 2014, pour développer les pratiques sportives féminines et leur exposition médiatique, les « 24 heures du sport féminin » ont rempli leur pari. Entre 2012 et 2014, la part du sport féminin dans les programmes sportifs télévisés a en effet doublé. De 7 % en 2012, elle est passée à 14 %. Les « 4 saisons du sport féminin » ont pour objectif de démultiplier ce résultat et d’ancrer plus encore le sport féminin dans nos usages. Ces quatre temps permettent d’aborder ce sujet sous différents angles et de fédérer tous les acteurs du sport féminin : fédérations, ligues et clubs professionnels, associations, collectivités locales, entreprises partenaires du sport, audiovisuel.

Chacun des partenaires – le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le CSA et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), pilotera une saison.

CSA_Calendrier prévisionnel des 4 saisons du sport féminin - Cliquez pour agrandirLa première saison vous donne rendez-vous les samedi 6 et dimanche 7 février 2016 pour un grand temps de médiatisation du sport féminin à l’initiative du CSA.

La deuxième saison, en mai 2016, pilotée par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports s’attachera à décrypter les enjeux économiques et de gouvernance de la féminisation du sport.

La troisième saison, dans le cadre de la semaine « Sentez-vous sport » du CNOSF en septembre 2016, proposera différents événements et rendez-vous pour inciter les femmes à pratiquer un sport.

La quatrième saison, en décembre 2016, offrira un temps de rencontre avec le sport féminin aussi bien sur le terrain à l’occasion de matchs qu’autour de rendez-vous avec des sportives et des sportifs ou des acteurs du monde sportif.

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Ana-maria FILIP (Bourges), Sandra DIJON-GERARDIN (Mondeville), Céline DUMERC (Bougres), Valérie GARNIER (Bourges), Laetitia KAMBA (Villeneuve d’Ascq), Antonija MISURA (Toulouse) et Gaëlle SKRELA (Lattes Montpellier) sont les représentantes de la Ligue féminine de basket, ambassadrices de l’édition 2016.

Retrouvez les grilles de programmes TV et radio du 5 au 7 février 2016

 

Sources et visuels : CSA / 24 heures du sport féminin