Équipe Pro  |Alice Kunek : « J’avais hâte de jouer en Europe »

L’ailière australienne (avec aussi un passeport irlandais) Alice Kunek (1,85m, 26 ans) est arrivée dimanche soir à Lyon pour terminer la saison avec les Lionnes. Avec le sourire, elle s’est prêtée lundi au jeu de l’interview juste avant de rejoindre ses nouvelles coéquipières à Mado Bonnet.

Tu es arrivée dimanche soir, comment te sens-tu après ce long trajet depuis Melbourne ?

Je vais très bien. J’ai pu dormir pendant mon premier vol de 10 heures de Melbourne jusqu’à Dubaï. Et depuis que je suis arrivée ici, j’ai bien pu me reposer et je suis allée faire un tour à pied ce matin. Je suis très contente d’être ici !

Tu viens juste de terminer ta saison avec les Melbourne Boomers (11,6 points, 4 rebonds, 2,5 passes) , est-ce que c’est difficile d’enchaîner  ?

Je ne l’ai jamais fait avant, c’est la première fois que je rejoins l’Europe. Nous n’avons pas réalisé une très bonne saison avec les Boomers malheureusement, mais aujourd’hui, c’est derrière moi. Je suis totalement concentrée sur mon nouveau challenge, ma nouvelle aventure ici à Lyon. J’ai hâte d’aider l’équipe. J’ai toujours voulu jouer en Europe, c’était l’un de mes objectifs dans ma carrière. Je voulais venir en Europe la saison dernière mais j’ai décidé de rejoindre l’équipe nationale australienne avant les Jeux Olympiques. Donc je suis restée en Australie. Mais je pense que c’était le bon moment pour moi de venir jouer aujourd’hui en Europe, et de voir à quoi pourrait ressembler ma carrière ici. J’imagine que cela aide d’avoir un passeport européen (irlandais) aussi. La famille de ma mère est irlandaise et celle de mon père est croate, donc j’aurais pu avoir l’un ou l’autre des passeports mais j’ai choisi l’irlandais car c’était le plus simple à avoir. J’ai de la chance car c’est plutôt rare en Australie d’avoir deux passeports. C’était l’un de mes grands rêves… j’avais hâte de rejoindre l’Europe.

IMG_8287 MODTu en parlais, tu as fait la préparation avec l’équipe nationale australienne l’année dernière…

Cela fait quatre années que je participe aux campagnes nationales. J’ai passé quelques temps avec l’équipe l’année dernière. J’ai été coupée alors qu’il restait 17 joueuses. C’était une super expérience. C’est toujours un honneur de représenter mon pays. Ces quatre dernières années, j’ai pu ainsi voyager et jouer dans le monde entier. J’ai toujours beaucoup voyagé. J’adore être chez moi avec ma famille, nous sommes très proches. Mais j’aime aussi beaucoup voyager. En Australie, on est un peu comme dans une bulle, mais c’est toujours enrichissant de voyager et découvrir d’autres parties du monde, comment vivent les autres… C’est ma première expérience à l’étranger et c’est une réelle opportunité, tout le monde est très content pour moi en Australie. Beaucoup de personnes savent que j’ai beaucoup travaillé pour progresser et pour avoir cette opportunité de jouer en Europe. C’est gratifiant de voir que le travail paye, surtout après une saison compliquée dans le championnat australien. Tout le monde est très content pour moi, et je ne pourrais être plus heureuse qu’en découvrant un autre pays, une autre culture, un autre style de jeu avec la Ligue Féminine de Basket.

 Que sais-tu de la LFB justement et que souhaites-tu apporter à l’équipe ? 

Ma meilleure amie Jenna O’Hea a joué en France quelques années (Arras et Montpellier). Et Abby Bishop est actuellement à Tarbes, elle m’en a parlé aussi. Je sais qu’en Australie, il y a beaucoup de jeu rapide, on marque beaucoup de points. Je sais qu’en France, on score moins, avec beaucoup plus de défense. Ce qui me va bien parce que j’adore la défense. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde en Australie ! Donc oui, j’ai déjà entendu parlé du jeu ici. J’ai pu en parler avec différentes personnes qui ont joué ici ou contre une équipe française. Mais j’ai hâte d’en savoir plus en commençant à m’entraîner et avec les rencontres. Je sais que l’équipe souhaitait se renforcer avec une ailière, et ma taille sera un atout.  Je suis assez polyvalente, une bonne shooteuse et j’essaie de défendre le mieux possible. C’est dans ma mentalité de défendre fort. J’aime aussi bien distribuer la balle et trouver mes coéquipières, travailler avec les écrans, etc.

Comme te décrirais-tu en dehors des terrains ? 

Je suis une fille plutôt facile à vivre, très proche de ma famille, de mes amis. Je suis plutôt cool, mais sur le terrain je suis déterminée. Je travaille dur et me donne au maximum pour faire gagner mon équipe. La chose la plus importante, c’est que j’apporte le plus de choses possible à l’équipe. C’est pourquoi je suis ici. Je pense que si tu donnes le meilleur de toi-même et si tu travailles dur, avec une bonne attitude, cela paye. Il ne reste que quatre matchs dans la saison régulière et j’ai hâte de commencer à travailler. J’espère que les supporters seront derrière l’équipe. J’ai hâte de les rencontrer et de montrer de quoi je suis capable !

Quelle est ta première impression de la ville de Lyon ?

Je me suis baladée ce matin dans la ville. Les gens ont l’air très gentils, très accueillants. J’ai entendu de très bonnes choses sur Lyon. On dit que c’est un mini Paris, une très belle ville avec ses fleuves. J’ai hâte de découvrir la ville. J’ai parlé de Lyon avec David Andersen, qui a joué avec l’ASVEL quelques années (2014-2016), il m’a dit que c’était une très belle ville.

Interview et photo : Lyon Basket

 

Dossiers  |Nathalie Janvier : « L’union fait la force ! »

A quelques heures de notre évènement Lumière sur le sport féminin, retrouvez l’interview accordée par Nathalie Janvier, ancienne chef de délégation d ela fédération de Rugby Féminin et représentante de l’association Femix’Sports, association travaillant sur la thématique « femmes et sport » et les 4 Saisons du Sport féminin.

En tant qu’ancienne chef de délégation de la Fédération de Rugby Féminin, comment voyez/ressentez -vous les évolutions de la médiatisation des femmes dans ce milieu ?

L’évolution de la médiatisation pour le rugby féminin est très importante. Le premier match télévisé par France 4 l’a été en mars 2013 puis nous avons ouvert les 24h du sport féminin avec 673 000 téléspectateurs pour le match France/Angleterre du Tournoi des 6 nations retransmis pour la première fois en prime time. Ensuite la Coupe du monde 2014 en France a fait exploser toutes les audiences. Nous avons eu la chance de jouer pendant une période (fin juillet /début août) pendant laquelle le paysage médiatique sportif était vide et donc tous les regards se sont tournés vers l’équipe de France féminin. D’autant plus que les résultats étaient là et qu’il y a eu un engouement populaire très important. A partir de là, France 4 a souhaité retransmettre les matchs de l’équipe de France féminine à domicile. Pour la première fois en 2016, France féminines a généré des droits TV, ce qui fut une vrai victoire médiatique pour nous.

Quels sont les acteurs indispensables à cette médiatisation, selon vous ?

Les premières actrices sont les sportives avec leurs performances sportives d’une très grande qualité et surtout leur engagement sans faille sur le terrain quelque soit leur statut (pro ou non). Leur authenticité et leur disponibilité sont des atouts pour les médias, sans parler de leur double facette femme et sportive ! Les calendriers des grandes compétitions internationales sont aussi à prendre en compte. Ils devraient être parfois davantage réfléchis et on devrait essayer de positionner certaines compétitions lorsque le calendrier est plus démuni.

Et les efforts à fournir pour celle-ci ?

Une étroite collaboration avec les services communications des fédérations est nécessaire. Ensuite, je pense qu’une étroite collaboration entre les sports féminins peut aussi favoriser leur médiatisation, car ne l’oublions pas : « L’union fait la force » ! On pourrait envisager une campagne commune pour le sport féminin et non chaque fédération individuellement. Nos politiques doivent aussi avoir cette volonté. Un grand pas en avant a déjà été fait pour la féminisation des instances dirigeantes c’est bien mais est-ce légitime qu’une équipe nationale (les handballeuses pour ne pas les citer) soit en finale d’un championnat du Monde pour être retransmise sur une chaine publique ?

C4YRniHWAAAhoCd.jpg large Quels sont, à votre connaissance, les événements mis en place pour favoriser cette médiatisation ?

Le premier évènement que je citerais est bien sûr les 4 saisons du sport féminin. Depuis deux ans, voir même trois avec les 24 h du Sport féminin, il s’agit de temps forts pendant lesquelles un grand nombre de manifestations et compétitions sportives sont mises à l’honneur. Certes, on peut regretter d’avoir besoin de dates précises pour ce genre d’actions mais depuis que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a eu cette initiative, le pourcentage de sport féminin dans le volume global des retransmissions sportives est passé de 7% en 2012 à 14% aujourd’hui ! L’engouement pour les retransmissions d’évènements sportifs féminins est lui aussi croissant : 70% des français de 18 ans et plus trouvent le sport féminin tout aussi intéressant que le sport masculin et 64% en regarderaient davantage s’il était régulièrement diffusé à la TV. Je pense aussi que les anciennes sportives devraient être davantage appelées pour commenter le sport (comme par exemple Valérie Nicolas au handball, Yannick Souvré au basket) qu’elles ont pratiqué car leurs connaissances techniques et leur expérience plairont davantage que des commentaires masculins novices dans ce sport !

Expliquez-nous votre implication au sein de Femix’Sports…

Femix est une association mise en place suite aux Assises du sport féminin. Son slogan est « Pour la mixité dans le sport ». Ayant évolué dans un monde associatif davantage masculin, la mixité est quelque chose de très important pour moi car c’est unir des compétences, des visons, des sensibilités différentes vers le même objectif. Le combat mené par Marie-Françoise Potereau, présidente de Femix, et par son équipe pour permettre aux femmes l’accès aux responsabilités m’a tout de suite convaincue. Puis j’ai eu la chance par la suite de pouvoir bénéficier de la formation pour l’accès aux responsabilités des dirigeantes et je me devais de rendre aujourd’hui à l’association ce qu’elle m’avait apporté dans mon parcours tout au long de ces journées de formation. De plus mon engagement au sein de Femix me permet de rencontrer des femmes et des hommes engagés dans la vie associative à des degrés et des postes différents et venant de multiples sports. Ces rencontres, d’une richesse extraordinaire, vous permettent de vous enrichir de nombreuses connaissances.

Interview : Lyon Basket

 

Dossiers  |Aurélie Bresson : « Poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin »

Le magazine trimestriel Les Sportives est dédié au sport féminin. Les Sportives, partenaire de la FFBB, propose une approche globale du sport au féminin, avec des portraits et des articles de fond pour valoriser les figures du sport féminin sous-représentées dans les médias traditionnels. Aurélie Bresson, directrice de publication, a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer ce premier magazine papier spécialisé sur le sport féminin ?

Le constat que les femmes sont clairement sous-représentées dans les médias, puisque, par exemple, parmi les personnalités sportives françaises les plus citées dans la presse écrite en 2014, 98% sont des hommes. Cela pose la question du véritable enjeu du droit à l’information pour toutes les femmes qui pratiquent, entraînent, dirigent, administrent ou encore supportent, que cela soit en amateur ou en professionnel. Dans la lignée de ce constat, aucun magazine papier spécialisé sur le sport au féminin n’existait jusqu’à la création de Les Sportives. La sortie de ce premier et unique magazine, comme l’ont souligné Thierry Braillard (secrétaire d’État en charge du sport) et Béatrice Barbusse (présidente du CNDS) à la conférence de lancement, marque l’histoire du sport français. L’idée m’est venue en 2011 lors de mon stage de fin d’étude au sein du Metz Handball, club élite du championnat en handball féminin. Je m’occupais des relations presse et de la communication du club. En feuilletant la presse, j’ai remarqué qu’on parlait très peu des filles du club. C’était l’arrivée d’Allison Pineau, une joueuse importante, et elle n’avait droit qu’à trois lignes dans la presse nationale, quelques lignes dans la presse locale et un vide sidéral dans la presse spécialisée. Mes amies sportives également ne figuraient pas de manière générale dans la presse alors qu’elles faisaient de belles performances. L’idée est donc restée dans un coin de mon esprit, jusqu’à ce que je me dise : « Et pourquoi je ne créerais pas ce média moi-même. »

sandrine-gruda-les-sportives

Quel est votre avis sur l’évolution de la représentation des sportives dans l’espace médiatique de ces dernières années ?

J’ai remarqué une évolution au niveau médiatisation. Moindre, mais une évolution quand même. On va dans le bon sens. Disons que l’effet JO a peut être aidé. Il a été reconnu que les femmes pouvaient être aussi performantes, voir plus, que les hommes. Sans comparer réellement, la reconnaissance en elle même que la femme peut aussi « donner un très beau spectacle sportif » avance. L’étude du CSA est aussi très significative : l’étude de fin 2012 a mis en évidence la place marginale du spectacle sportif féminin dans le paysage médiatique français. Seules 148 heures ont été diffusées à la télévision au cours du dernier trimestre de l’année dernière, c’est-à-dire à peine 7% du volume global des retransmissions sportives. Cette diffusion est passée à 14 % en 2014. L’appétence du grand public pour les compétitions sportives féminines semble donc se confirmer en 2015. W9 a atteint par exemple 25,3 % de part d’audience avec 4,14 millions de téléspectateurs lors de la diffusion du match Allemagne / France de la Coupe du monde de football féminin – se classant ainsi première chaîne de la TNT en termes d’audience le 26 juin 2015. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une contrainte, mais d’une prise de conscience de la part des médias et de leur désir d’exposer plus fortement les pratiques sportives féminines.

Quels ont été les retours à votre sortie ?

Depuis la sortie du magazine en avril, les avis sont globalement bons ou constructifs. Beaucoup de bons avis notamment sur la qualité des articles, qualité des photographies et du ton utilisé. Les Sportives Magazine a connu du succès pour ses deux premiers numéros, atteignant les 4000 exemplaires vendus au total à chaque fois. Pour un début, c’est pas mal. Toujours disponible dans les kiosques et points de ventes en France et en Belgique. En Belgique d’ailleurs, le numéro 2 s’est arraché, il n’en restait qu’une petite vingtaine d’exemplaires. Notre présence s’accroit aussi sur les réseaux sociaux. On est de plus en plus suivi et soutenu.

Selon vous, la médiatisation du sport au féminin est-elle finalement une affaire de tous ?

En terme de visibilité, il faut poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin. Sur tous les supports possibles et pas uniquement pour le sport de haut niveau. Les Sportives Magazine y contribue. Pour développer cette médiatisation et surtout qu’elle perdure et ne soit pas un effet d’aubaine, il faut un véritable engagement durable de la part de partenaires économiques. Souhaitons aussi les meilleurs résultats possibles de nos sportives françaises dans les grandes compétitions internationales. Par ailleurs, il faudrait que toutes les associations sportives puissent accueillir des femmes dans toutes les disciplines. Ce n’est pas le cas actuellement (dans certaines fédérations, il n’y a que 2 ou 3% de femmes licenciées). Même si les plans de féminisation mis en œuvre dans certaines fédérations sportives font que la situation évolue favorablement et rapidement (ndlr : dans le cadre des conventions d’objectifs 2014-2017 qui les lient à l’État, toutes les fédérations sportives doivent se doter d’un plan de féminisation concernant l’encadrement, la pratique, la formation et l’arbitrage).

couverture-les-sportives-magazine-03-1-289x390Quelle est l’actualité du magazine ?

Le numéro 3 de Les Sportives magazine vient de sortir en kiosque. Nous souhaitons lui donner avec le temps beaucoup plus de débats, d’audace, d’humour… et surtout de sports ! La thématique phare de ce numéro : Qui veut porter la culotte du sport ? Une question unique mais qui donne le ton de ce numéro qui invite à prendre de la hauteur sur la gouvernance dans le sport, et sur toutes ces femmes qui gravissent des falaises tant professionnelles que sportives. En couverture et en rencontre principale, Aude Lemordant, quadruple championne de France, championne d’Europe et double championne du monde de voltige aérienne. A l’intérieur, des débats et des reportages inédits avec Chantal Jouano, Marie-Georges Buffet, Danielle Bousquet, Magali Tezenas, Dominique Carlac’h, Marinette Pichon et même aussi avec Marc Lavoine… oui Marc Lavoine !

Le magazine de toutes les sportives s’habille de rose, en clin d’œil à Octobre Rose, pour la recherche contre le cancer du sein. Mais pas que ! Avec de l’audace, Les Sportives s’habille de rose pour interpeler, tout comme son titre. Après six mois d’existence, Les Sportives continue à affirmer son caractère et à se positionner comme le premier et l’unique magazine sportif multisports au féminin en France portant haut les valeurs de liberté, de tolérance et de professionnalisme. Les Sportives Magazine s’adresse à toutes : sportives du dimanche ou sportives de haut niveau, participantes ou spectatrices, mères, voyageuses, faignantes, femmes actives et motivées, femmes avec un caractère bien trempé…. Et Les Sportives Magazine s’adresse aussi à tous, puisque 40% de son lectorat est composé d’hommes !

Interview : Lyon Basket
Crédit photo : Radio Campus Paris

Équipe Pro  |Etienne Faye : « On monte en puissance »

La veille de la première rencontre du championnat face à Tarbes, le coach des Lionnes Etienne Faye revient sur l’évolution et l’état des troupes, et donne son avis sur l’Open LFB.

Comment s’est déroulée la préparation ?

La préparation a été compliquée. On n’a jamais vraiment été au complet depuis la reprise. Les blessures se sont enchaînées. On commence à vraiment travailler ensemble depuis cette semaine, avec l’intégration de Lauren (Ervin) et d’Esther (Niamke) qui a uniquement réalisé du 5 contre 0. Alors, nous n’avons pas encore tous les automatismes. Mais nous devons faire avec, nous n’avons pas le choix. Le championnat commence dimanche et nous sommes surtout concentrés sur notre adversaire, Tarbes. On a un peu de retard par rapport à ce qu’on aurait souhaité, mais on ne va pas se plaindre, ça fait partie du jeu. A nous d’avoir cette capacité d’adaptation.

On veut des joueuses complémentaires, qui mouillent le maillot. Match perdu ou gagné, on ne veut pas avoir de regret. Chacune doit faire de son mieux, évoluer au meilleur de ses capacités, avec notamment un fort investissement défensif.

Au final, la fin de préparation semble tout de même encourageante pour la suite ? 

Sur la fin de la préparation, nous avons vu de belles choses, avec un bon match contre Nice. Même si nous l’avons perdu, nous nous étions beaucoup entraînés la veille, avec quatre heures de travail intense, ce qui expliquait la fatigue. Et le lendemain, le match contre Lattes Montpellier nous a laissé espérer de bonnes choses. Nous avons joué avec une grosse intensité défensive comme nous le souhaitons pour toute la saison. Les filles se sont bien trouvées. On veut continuer sur cette dynamique, avec un état d’esprit de mieux en mieux. Les joueuses avaient besoin de ce match « référence » pour avoir un déclic. Cette dynamique va nous mener jusqu’au match de dimanche. On veut s’appuyer sur cette rencontre-là. On aurait préféré avoir toutes les filles à 100% sur toute la préparation, mais terminer sur une note comme ça, c’est bien. De toute façon, on peut être très bien en préparation et mal commencer le championnat.

Et cette série de matchs de préparation a été très relevée…

On a joué contre de grosses équipes. Aucun match n’était facile avec que des adversaires de haut de tableau, sauf Roanne (LF2) contre qui nous avons commencé. Être dans le dur avant la saison officielle, ce n’est pas plus mal.

Comment te sens-tu par rapport à tes propres repères et ce que tu voulais mettre en place ?

Ce n’est pas évident de changer de staff. Il y a forcément beaucoup d’interrogations sur notre philosophie, etc. Mais on évolue bien, les choses deviennent plus simples et plus claires par rapport à ce qu’on veut mettre en place, la stratégie selon l’adversaire. L’état d’esprit est en nette évolution. On a fait comprendre aux filles que tout allait se jouer au mérite, sans apriori au départ. On veut des joueuses complémentaires, qui mouillent le maillot. Match perdu ou gagné, on ne veut pas avoir de regret. Chacune doit faire de son mieux, évoluer au meilleur de ses capacités, avec notamment un fort investissement défensif. On monte en puissance, on communique plus, entre les joueuses et joueuses/staff. Les entretiens individuels avec les retours des joueuses sont très importants. On laisse la porte ouverte à tous les échanges possibles.

img_3090mod870500Après les différents pépins physiques, comment se porte le groupe ?

C’est surtout Esther et Lauren qui ont été arrêtées un moment. Je pense qu’elles seront au summum de leur forme dans les prochaines semaines. On a été prudents avec elles. Nous allons devoir être patients. Pour qu’elles reviennent à 100 %, cela peut prendre 15 jours, trois semaines. Esther s’est d’abord blessée (déchirure). Elle est bien revenue mais elle a reçu un coup de coude lors du dernier tournoi de préparation. Elle a eu des points de suture à la rétine. On peut donc encore espérer une montée en puissance d’ici un mois, pour aussi retrouver de la fraicheur parce qu’on a un groupe assez restreint.

Quelle sera la philosophie générale du groupe sur le terrain ?

L’aspect défensif sera très important. On doit encore mettre en place certaines choses mais il faut déjà être dur dans les duels, défendre intelligemment de manière collective, bien connaître son adversaire. Si on arrive à faire cela, c’est déjà une bonne chose. Offensivement, on veut faire jouer les filles sur leurs qualités, corriger leurs défauts, prendre le temps d’expérimenter des choses, s’adapter selon l’équipe. Aux joueuses de comprendre ce qu’on veut et d’avoir cette capacité d’adaptation. Le plaisir est aussi une notion importante dans notre philosophie. On veut que les joueuses soient dans une situation favorable, pour qu’elles évoluent et prennent du plaisir.

Quel est ton avis sur l’Open, toi qui participe à l’évènement pour la première fois ?

Je trouve que c’est bien pour la promotion du basket féminin. C’est un évènement qui a fait ses preuves. D’année en année, de plus en plus de monde est attiré par l’évènement. Cela permet de se rencontrer, de voir toutes les équipes évoluer. On voit aussi les gens dans un autre contexte. Tous les matchs sont diffusés avec une rencontre phare télévisée : pour la promo du basket féminin, il n’y a pas mieux !

 

Formation  |Fred Berger : « Une vraie bonne dynamique »

Enfin ! Après six semaines de préparation et une série de matchs amicaux, le Centre de formation du Lyon Basket entre dans le vif du sujet avec le début des championnats. Le responsable Fred Berger revient sur cette préparation et les objectifs des deux groupes, U18 Élite et Espoir.

La préparation touche à sa fin avec le début des championnats, comment s’est-elle passée ?

La préparation s’est bien passée. Le renouvellement de joueuses par rapport à l’année dernière est assez important. Il fallait ainsi créer des repères, des habitudes communes entre tout le monde et que les nouvelles joueuses intègrent les valeurs et développent le basket que l’on souhaite ici. Tout se passe très bien. On a la chance d’avoir un groupe très réceptif, heureux d’être là, qui prend beaucoup du plaisir. Des filles qui ont vraiment fait le choix de venir et que nous avons vraiment choisies. Ce sont des filles qui sont bien à leur place. L’entente est bonne, les joueuses qui étaient déjà là transmettent bien le relais.

Et où se situe le groupe par rapport à la mise en place du jeu ?

On est dans ce qu’on veut à l’heure actuelle. Maintenant, les prestations dépendent tellement de l’état de forme, des charges d’entraînements qui sont différentes tout au long de la saison… Beaucoup de paramètres entrent en jeu pour avoir un indicateur précis. Mais par rapport à ce qu’on avait prévu, on est sur le bon chemin.

Comment peux-tu décrire ce groupe Espoir version 2016-2017 ?

La saison dernière, nous arrivions au terme d’un cycle avec les 96 et 97. On est aujourd’hui au début d’un nouveau, avec des joueuses qui sont dans l’intention de prouver, au début de leur formation Espoir. Nous avons seulement quatre joueuses qui ont l’âge de jouer en Espoir, une seule dernière année. On avance collectivement correctement et individuellement aussi. Les joueuses ont pu bénéficier d’un peu d’expérience. C’est maintenant à leur tour et c’est une chance qui leur ait donné de jouer en Espoir.

Quels sont les objectifs de cette saison avec les Espoirs ?

L’objectif est de produire la plus grande qualité de jeu possible des deux côtés du terrain. D’être dans nos projets de jeu défensif et offensif, que les filles prennent du plaisir, s’épanouissent à s’entraîner et à jouer ensemble. On veut faire avancer le projet de chacune, parce qu’individuellement et collectivement, on a un potentiel à exploiter. Un potentiel qui peut nous amener très loin. Ce qui est intéressant dans cette poule NF2, pour une équipe comme la nôtre, c’est que tu as des matchs Espoir. Tu joues contre des filles de ton âge, contre un basket qui te correspond plus. Et tu joues des matchs à enjeu, qui comptent mathématiquement. Je pense que dans la carrière d’une joueuse en formation, c’est important d’être dans ce contexte, d’avoir cette expérience. C’est ce qui va être agréable cette saison. Mais notre volonté est d’être le meilleur possible tous les samedis soirs, peu importe l’équipe. On est dans la volonté de produire le meilleur basket à chaque rencontre, et, comme tout compétiteur, de gagner chaque match, qu’il compte beaucoup ou un peu moins mathématiquement. La volonté reste la même, ce n’est que le contexte qui change un peu.

Et qu’attends-tu de ton groupe U18, champion de France en titre ?

D’abord, les valeurs, l’état d’esprit, l’implication. Et évidemment le plaisir à l’entraînement et le plaisir à jouer et progresser ensemble. On a aussi logiquement des objectifs de résultat. On veut évidemment aller loin dans la compétition. Les joueuses doivent aussi vouloir aller loin individuellement et pérenniser leur saison ici à Lyon au travers d’une saison estivale en équipe nationale. On est là pour ça. Il y a une vraie bonne dynamique depuis le début dans l’entraînement, les intentions et dans l’ambition des filles. Ce ne sont que les prémisses de la saison, mais un truc sympa se met en place, qui nous laisse entrevoir des moments agréables à passer. A condition qu’on bosse et qu’on avance comme il le faut.

Le staff du Centre de formation a aussi été modifié cette saison…

Le choix pour cette saison, c’était d’élargir le staff. Quand tu as 17 joueuses, il y a besoin de beaucoup de compétences, de disponibilité, de regard. On a voulu dispatcher un peu la préparation physique en deux volets, le travail un peu plus individuel, plus préventif, de la réathlétisation d’un côté (confié à Ilyes Dekhil) et un le travail plus global pour le groupe et le développement de la joueuse (confié à Arnaud Villaudy). Ilyes a un double rôle puisqu’il est aussi entraîneur des U17. C’était important pour nous de créer un lien entre le Centre de formation et les U17. L’idée était de réunir de bonnes personnes pour bien travailler ensemble. Ils sont dans l’apprentissage et la progression. Il faut qu’ils évoluent et si la structure peut aussi servir au développement des entraîneurs, pourquoi pas.

Rendez-vous du weekend :

  • Samedi 24 septembre – 17 heures

Espoirs – Caluire et Cuire à Mado Bonnet

  • Dimanche 25 septembre – 13h15

Chalon-sur-Saône Basket Club – U18 Élite à Chalon-sur-Saône