Dossiers  |Nathalie Janvier : « L’union fait la force ! »

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A quelques heures de notre évènement Lumière sur le sport féminin, retrouvez l’interview accordée par Nathalie Janvier, ancienne chef de délégation d ela fédération de Rugby Féminin et représentante de l’association Femix’Sports, association travaillant sur la thématique « femmes et sport » et les 4 Saisons du Sport féminin.

En tant qu’ancienne chef de délégation de la Fédération de Rugby Féminin, comment voyez/ressentez -vous les évolutions de la médiatisation des femmes dans ce milieu ?

L’évolution de la médiatisation pour le rugby féminin est très importante. Le premier match télévisé par France 4 l’a été en mars 2013 puis nous avons ouvert les 24h du sport féminin avec 673 000 téléspectateurs pour le match France/Angleterre du Tournoi des 6 nations retransmis pour la première fois en prime time. Ensuite la Coupe du monde 2014 en France a fait exploser toutes les audiences. Nous avons eu la chance de jouer pendant une période (fin juillet /début août) pendant laquelle le paysage médiatique sportif était vide et donc tous les regards se sont tournés vers l’équipe de France féminin. D’autant plus que les résultats étaient là et qu’il y a eu un engouement populaire très important. A partir de là, France 4 a souhaité retransmettre les matchs de l’équipe de France féminine à domicile. Pour la première fois en 2016, France féminines a généré des droits TV, ce qui fut une vrai victoire médiatique pour nous.

Quels sont les acteurs indispensables à cette médiatisation, selon vous ?

Les premières actrices sont les sportives avec leurs performances sportives d’une très grande qualité et surtout leur engagement sans faille sur le terrain quelque soit leur statut (pro ou non). Leur authenticité et leur disponibilité sont des atouts pour les médias, sans parler de leur double facette femme et sportive ! Les calendriers des grandes compétitions internationales sont aussi à prendre en compte. Ils devraient être parfois davantage réfléchis et on devrait essayer de positionner certaines compétitions lorsque le calendrier est plus démuni.

Et les efforts à fournir pour celle-ci ?

Une étroite collaboration avec les services communications des fédérations est nécessaire. Ensuite, je pense qu’une étroite collaboration entre les sports féminins peut aussi favoriser leur médiatisation, car ne l’oublions pas : « L’union fait la force » ! On pourrait envisager une campagne commune pour le sport féminin et non chaque fédération individuellement. Nos politiques doivent aussi avoir cette volonté. Un grand pas en avant a déjà été fait pour la féminisation des instances dirigeantes c’est bien mais est-ce légitime qu’une équipe nationale (les handballeuses pour ne pas les citer) soit en finale d’un championnat du Monde pour être retransmise sur une chaine publique ?

C4YRniHWAAAhoCd.jpg large Quels sont, à votre connaissance, les événements mis en place pour favoriser cette médiatisation ?

Le premier évènement que je citerais est bien sûr les 4 saisons du sport féminin. Depuis deux ans, voir même trois avec les 24 h du Sport féminin, il s’agit de temps forts pendant lesquelles un grand nombre de manifestations et compétitions sportives sont mises à l’honneur. Certes, on peut regretter d’avoir besoin de dates précises pour ce genre d’actions mais depuis que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a eu cette initiative, le pourcentage de sport féminin dans le volume global des retransmissions sportives est passé de 7% en 2012 à 14% aujourd’hui ! L’engouement pour les retransmissions d’évènements sportifs féminins est lui aussi croissant : 70% des français de 18 ans et plus trouvent le sport féminin tout aussi intéressant que le sport masculin et 64% en regarderaient davantage s’il était régulièrement diffusé à la TV. Je pense aussi que les anciennes sportives devraient être davantage appelées pour commenter le sport (comme par exemple Valérie Nicolas au handball, Yannick Souvré au basket) qu’elles ont pratiqué car leurs connaissances techniques et leur expérience plairont davantage que des commentaires masculins novices dans ce sport !

Expliquez-nous votre implication au sein de Femix’Sports…

Femix est une association mise en place suite aux Assises du sport féminin. Son slogan est « Pour la mixité dans le sport ». Ayant évolué dans un monde associatif davantage masculin, la mixité est quelque chose de très important pour moi car c’est unir des compétences, des visons, des sensibilités différentes vers le même objectif. Le combat mené par Marie-Françoise Potereau, présidente de Femix, et par son équipe pour permettre aux femmes l’accès aux responsabilités m’a tout de suite convaincue. Puis j’ai eu la chance par la suite de pouvoir bénéficier de la formation pour l’accès aux responsabilités des dirigeantes et je me devais de rendre aujourd’hui à l’association ce qu’elle m’avait apporté dans mon parcours tout au long de ces journées de formation. De plus mon engagement au sein de Femix me permet de rencontrer des femmes et des hommes engagés dans la vie associative à des degrés et des postes différents et venant de multiples sports. Ces rencontres, d’une richesse extraordinaire, vous permettent de vous enrichir de nombreuses connaissances.

Interview : Lyon Basket

 

Dossiers  |Aurélie Bresson : « Poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin »

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Le magazine trimestriel Les Sportives est dédié au sport féminin. Les Sportives, partenaire de la FFBB, propose une approche globale du sport au féminin, avec des portraits et des articles de fond pour valoriser les figures du sport féminin sous-représentées dans les médias traditionnels. Aurélie Bresson, directrice de publication, a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer ce premier magazine papier spécialisé sur le sport féminin ?

Le constat que les femmes sont clairement sous-représentées dans les médias, puisque, par exemple, parmi les personnalités sportives françaises les plus citées dans la presse écrite en 2014, 98% sont des hommes. Cela pose la question du véritable enjeu du droit à l’information pour toutes les femmes qui pratiquent, entraînent, dirigent, administrent ou encore supportent, que cela soit en amateur ou en professionnel. Dans la lignée de ce constat, aucun magazine papier spécialisé sur le sport au féminin n’existait jusqu’à la création de Les Sportives. La sortie de ce premier et unique magazine, comme l’ont souligné Thierry Braillard (secrétaire d’État en charge du sport) et Béatrice Barbusse (présidente du CNDS) à la conférence de lancement, marque l’histoire du sport français. L’idée m’est venue en 2011 lors de mon stage de fin d’étude au sein du Metz Handball, club élite du championnat en handball féminin. Je m’occupais des relations presse et de la communication du club. En feuilletant la presse, j’ai remarqué qu’on parlait très peu des filles du club. C’était l’arrivée d’Allison Pineau, une joueuse importante, et elle n’avait droit qu’à trois lignes dans la presse nationale, quelques lignes dans la presse locale et un vide sidéral dans la presse spécialisée. Mes amies sportives également ne figuraient pas de manière générale dans la presse alors qu’elles faisaient de belles performances. L’idée est donc restée dans un coin de mon esprit, jusqu’à ce que je me dise : « Et pourquoi je ne créerais pas ce média moi-même. »

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Quel est votre avis sur l’évolution de la représentation des sportives dans l’espace médiatique de ces dernières années ?

J’ai remarqué une évolution au niveau médiatisation. Moindre, mais une évolution quand même. On va dans le bon sens. Disons que l’effet JO a peut être aidé. Il a été reconnu que les femmes pouvaient être aussi performantes, voir plus, que les hommes. Sans comparer réellement, la reconnaissance en elle même que la femme peut aussi « donner un très beau spectacle sportif » avance. L’étude du CSA est aussi très significative : l’étude de fin 2012 a mis en évidence la place marginale du spectacle sportif féminin dans le paysage médiatique français. Seules 148 heures ont été diffusées à la télévision au cours du dernier trimestre de l’année dernière, c’est-à-dire à peine 7% du volume global des retransmissions sportives. Cette diffusion est passée à 14 % en 2014. L’appétence du grand public pour les compétitions sportives féminines semble donc se confirmer en 2015. W9 a atteint par exemple 25,3 % de part d’audience avec 4,14 millions de téléspectateurs lors de la diffusion du match Allemagne / France de la Coupe du monde de football féminin – se classant ainsi première chaîne de la TNT en termes d’audience le 26 juin 2015. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une contrainte, mais d’une prise de conscience de la part des médias et de leur désir d’exposer plus fortement les pratiques sportives féminines.

Quels ont été les retours à votre sortie ?

Depuis la sortie du magazine en avril, les avis sont globalement bons ou constructifs. Beaucoup de bons avis notamment sur la qualité des articles, qualité des photographies et du ton utilisé. Les Sportives Magazine a connu du succès pour ses deux premiers numéros, atteignant les 4000 exemplaires vendus au total à chaque fois. Pour un début, c’est pas mal. Toujours disponible dans les kiosques et points de ventes en France et en Belgique. En Belgique d’ailleurs, le numéro 2 s’est arraché, il n’en restait qu’une petite vingtaine d’exemplaires. Notre présence s’accroit aussi sur les réseaux sociaux. On est de plus en plus suivi et soutenu.

Selon vous, la médiatisation du sport au féminin est-elle finalement une affaire de tous ?

En terme de visibilité, il faut poursuivre les efforts en matière de médiatisation du sport au féminin. Sur tous les supports possibles et pas uniquement pour le sport de haut niveau. Les Sportives Magazine y contribue. Pour développer cette médiatisation et surtout qu’elle perdure et ne soit pas un effet d’aubaine, il faut un véritable engagement durable de la part de partenaires économiques. Souhaitons aussi les meilleurs résultats possibles de nos sportives françaises dans les grandes compétitions internationales. Par ailleurs, il faudrait que toutes les associations sportives puissent accueillir des femmes dans toutes les disciplines. Ce n’est pas le cas actuellement (dans certaines fédérations, il n’y a que 2 ou 3% de femmes licenciées). Même si les plans de féminisation mis en œuvre dans certaines fédérations sportives font que la situation évolue favorablement et rapidement (ndlr : dans le cadre des conventions d’objectifs 2014-2017 qui les lient à l’État, toutes les fédérations sportives doivent se doter d’un plan de féminisation concernant l’encadrement, la pratique, la formation et l’arbitrage).

couverture-les-sportives-magazine-03-1-289x390Quelle est l’actualité du magazine ?

Le numéro 3 de Les Sportives magazine vient de sortir en kiosque. Nous souhaitons lui donner avec le temps beaucoup plus de débats, d’audace, d’humour… et surtout de sports ! La thématique phare de ce numéro : Qui veut porter la culotte du sport ? Une question unique mais qui donne le ton de ce numéro qui invite à prendre de la hauteur sur la gouvernance dans le sport, et sur toutes ces femmes qui gravissent des falaises tant professionnelles que sportives. En couverture et en rencontre principale, Aude Lemordant, quadruple championne de France, championne d’Europe et double championne du monde de voltige aérienne. A l’intérieur, des débats et des reportages inédits avec Chantal Jouano, Marie-Georges Buffet, Danielle Bousquet, Magali Tezenas, Dominique Carlac’h, Marinette Pichon et même aussi avec Marc Lavoine… oui Marc Lavoine !

Le magazine de toutes les sportives s’habille de rose, en clin d’œil à Octobre Rose, pour la recherche contre le cancer du sein. Mais pas que ! Avec de l’audace, Les Sportives s’habille de rose pour interpeler, tout comme son titre. Après six mois d’existence, Les Sportives continue à affirmer son caractère et à se positionner comme le premier et l’unique magazine sportif multisports au féminin en France portant haut les valeurs de liberté, de tolérance et de professionnalisme. Les Sportives Magazine s’adresse à toutes : sportives du dimanche ou sportives de haut niveau, participantes ou spectatrices, mères, voyageuses, faignantes, femmes actives et motivées, femmes avec un caractère bien trempé…. Et Les Sportives Magazine s’adresse aussi à tous, puisque 40% de son lectorat est composé d’hommes !

Interview : Lyon Basket
Crédit photo : Radio Campus Paris

Équipe Pro  |Etienne Faye : « On monte en puissance »

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La veille de la première rencontre du championnat face à Tarbes, le coach des Lionnes Etienne Faye revient sur l’évolution et l’état des troupes, et donne son avis sur l’Open LFB.

Comment s’est déroulée la préparation ?

La préparation a été compliquée. On n’a jamais vraiment été au complet depuis la reprise. Les blessures se sont enchaînées. On commence à vraiment travailler ensemble depuis cette semaine, avec l’intégration de Lauren (Ervin) et d’Esther (Niamke) qui a uniquement réalisé du 5 contre 0. Alors, nous n’avons pas encore tous les automatismes. Mais nous devons faire avec, nous n’avons pas le choix. Le championnat commence dimanche et nous sommes surtout concentrés sur notre adversaire, Tarbes. On a un peu de retard par rapport à ce qu’on aurait souhaité, mais on ne va pas se plaindre, ça fait partie du jeu. A nous d’avoir cette capacité d’adaptation.

On veut des joueuses complémentaires, qui mouillent le maillot. Match perdu ou gagné, on ne veut pas avoir de regret. Chacune doit faire de son mieux, évoluer au meilleur de ses capacités, avec notamment un fort investissement défensif.

Au final, la fin de préparation semble tout de même encourageante pour la suite ? 

Sur la fin de la préparation, nous avons vu de belles choses, avec un bon match contre Nice. Même si nous l’avons perdu, nous nous étions beaucoup entraînés la veille, avec quatre heures de travail intense, ce qui expliquait la fatigue. Et le lendemain, le match contre Lattes Montpellier nous a laissé espérer de bonnes choses. Nous avons joué avec une grosse intensité défensive comme nous le souhaitons pour toute la saison. Les filles se sont bien trouvées. On veut continuer sur cette dynamique, avec un état d’esprit de mieux en mieux. Les joueuses avaient besoin de ce match « référence » pour avoir un déclic. Cette dynamique va nous mener jusqu’au match de dimanche. On veut s’appuyer sur cette rencontre-là. On aurait préféré avoir toutes les filles à 100% sur toute la préparation, mais terminer sur une note comme ça, c’est bien. De toute façon, on peut être très bien en préparation et mal commencer le championnat.

Et cette série de matchs de préparation a été très relevée…

On a joué contre de grosses équipes. Aucun match n’était facile avec que des adversaires de haut de tableau, sauf Roanne (LF2) contre qui nous avons commencé. Être dans le dur avant la saison officielle, ce n’est pas plus mal.

Comment te sens-tu par rapport à tes propres repères et ce que tu voulais mettre en place ?

Ce n’est pas évident de changer de staff. Il y a forcément beaucoup d’interrogations sur notre philosophie, etc. Mais on évolue bien, les choses deviennent plus simples et plus claires par rapport à ce qu’on veut mettre en place, la stratégie selon l’adversaire. L’état d’esprit est en nette évolution. On a fait comprendre aux filles que tout allait se jouer au mérite, sans apriori au départ. On veut des joueuses complémentaires, qui mouillent le maillot. Match perdu ou gagné, on ne veut pas avoir de regret. Chacune doit faire de son mieux, évoluer au meilleur de ses capacités, avec notamment un fort investissement défensif. On monte en puissance, on communique plus, entre les joueuses et joueuses/staff. Les entretiens individuels avec les retours des joueuses sont très importants. On laisse la porte ouverte à tous les échanges possibles.

img_3090mod870500Après les différents pépins physiques, comment se porte le groupe ?

C’est surtout Esther et Lauren qui ont été arrêtées un moment. Je pense qu’elles seront au summum de leur forme dans les prochaines semaines. On a été prudents avec elles. Nous allons devoir être patients. Pour qu’elles reviennent à 100 %, cela peut prendre 15 jours, trois semaines. Esther s’est d’abord blessée (déchirure). Elle est bien revenue mais elle a reçu un coup de coude lors du dernier tournoi de préparation. Elle a eu des points de suture à la rétine. On peut donc encore espérer une montée en puissance d’ici un mois, pour aussi retrouver de la fraicheur parce qu’on a un groupe assez restreint.

Quelle sera la philosophie générale du groupe sur le terrain ?

L’aspect défensif sera très important. On doit encore mettre en place certaines choses mais il faut déjà être dur dans les duels, défendre intelligemment de manière collective, bien connaître son adversaire. Si on arrive à faire cela, c’est déjà une bonne chose. Offensivement, on veut faire jouer les filles sur leurs qualités, corriger leurs défauts, prendre le temps d’expérimenter des choses, s’adapter selon l’équipe. Aux joueuses de comprendre ce qu’on veut et d’avoir cette capacité d’adaptation. Le plaisir est aussi une notion importante dans notre philosophie. On veut que les joueuses soient dans une situation favorable, pour qu’elles évoluent et prennent du plaisir.

Quel est ton avis sur l’Open, toi qui participe à l’évènement pour la première fois ?

Je trouve que c’est bien pour la promotion du basket féminin. C’est un évènement qui a fait ses preuves. D’année en année, de plus en plus de monde est attiré par l’évènement. Cela permet de se rencontrer, de voir toutes les équipes évoluer. On voit aussi les gens dans un autre contexte. Tous les matchs sont diffusés avec une rencontre phare télévisée : pour la promo du basket féminin, il n’y a pas mieux !

 

Formation  |Fred Berger : « Une vraie bonne dynamique »

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Enfin ! Après six semaines de préparation et une série de matchs amicaux, le Centre de formation du Lyon Basket entre dans le vif du sujet avec le début des championnats. Le responsable Fred Berger revient sur cette préparation et les objectifs des deux groupes, U18 Élite et Espoir.

La préparation touche à sa fin avec le début des championnats, comment s’est-elle passée ?

La préparation s’est bien passée. Le renouvellement de joueuses par rapport à l’année dernière est assez important. Il fallait ainsi créer des repères, des habitudes communes entre tout le monde et que les nouvelles joueuses intègrent les valeurs et développent le basket que l’on souhaite ici. Tout se passe très bien. On a la chance d’avoir un groupe très réceptif, heureux d’être là, qui prend beaucoup du plaisir. Des filles qui ont vraiment fait le choix de venir et que nous avons vraiment choisies. Ce sont des filles qui sont bien à leur place. L’entente est bonne, les joueuses qui étaient déjà là transmettent bien le relais.

Et où se situe le groupe par rapport à la mise en place du jeu ?

On est dans ce qu’on veut à l’heure actuelle. Maintenant, les prestations dépendent tellement de l’état de forme, des charges d’entraînements qui sont différentes tout au long de la saison… Beaucoup de paramètres entrent en jeu pour avoir un indicateur précis. Mais par rapport à ce qu’on avait prévu, on est sur le bon chemin.

Comment peux-tu décrire ce groupe Espoir version 2016-2017 ?

La saison dernière, nous arrivions au terme d’un cycle avec les 96 et 97. On est aujourd’hui au début d’un nouveau, avec des joueuses qui sont dans l’intention de prouver, au début de leur formation Espoir. Nous avons seulement quatre joueuses qui ont l’âge de jouer en Espoir, une seule dernière année. On avance collectivement correctement et individuellement aussi. Les joueuses ont pu bénéficier d’un peu d’expérience. C’est maintenant à leur tour et c’est une chance qui leur ait donné de jouer en Espoir.

Quels sont les objectifs de cette saison avec les Espoirs ?

L’objectif est de produire la plus grande qualité de jeu possible des deux côtés du terrain. D’être dans nos projets de jeu défensif et offensif, que les filles prennent du plaisir, s’épanouissent à s’entraîner et à jouer ensemble. On veut faire avancer le projet de chacune, parce qu’individuellement et collectivement, on a un potentiel à exploiter. Un potentiel qui peut nous amener très loin. Ce qui est intéressant dans cette poule NF2, pour une équipe comme la nôtre, c’est que tu as des matchs Espoir. Tu joues contre des filles de ton âge, contre un basket qui te correspond plus. Et tu joues des matchs à enjeu, qui comptent mathématiquement. Je pense que dans la carrière d’une joueuse en formation, c’est important d’être dans ce contexte, d’avoir cette expérience. C’est ce qui va être agréable cette saison. Mais notre volonté est d’être le meilleur possible tous les samedis soirs, peu importe l’équipe. On est dans la volonté de produire le meilleur basket à chaque rencontre, et, comme tout compétiteur, de gagner chaque match, qu’il compte beaucoup ou un peu moins mathématiquement. La volonté reste la même, ce n’est que le contexte qui change un peu.

Et qu’attends-tu de ton groupe U18, champion de France en titre ?

D’abord, les valeurs, l’état d’esprit, l’implication. Et évidemment le plaisir à l’entraînement et le plaisir à jouer et progresser ensemble. On a aussi logiquement des objectifs de résultat. On veut évidemment aller loin dans la compétition. Les joueuses doivent aussi vouloir aller loin individuellement et pérenniser leur saison ici à Lyon au travers d’une saison estivale en équipe nationale. On est là pour ça. Il y a une vraie bonne dynamique depuis le début dans l’entraînement, les intentions et dans l’ambition des filles. Ce ne sont que les prémisses de la saison, mais un truc sympa se met en place, qui nous laisse entrevoir des moments agréables à passer. A condition qu’on bosse et qu’on avance comme il le faut.

Le staff du Centre de formation a aussi été modifié cette saison…

Le choix pour cette saison, c’était d’élargir le staff. Quand tu as 17 joueuses, il y a besoin de beaucoup de compétences, de disponibilité, de regard. On a voulu dispatcher un peu la préparation physique en deux volets, le travail un peu plus individuel, plus préventif, de la réathlétisation d’un côté (confié à Ilyes Dekhil) et un le travail plus global pour le groupe et le développement de la joueuse (confié à Arnaud Villaudy). Ilyes a un double rôle puisqu’il est aussi entraîneur des U17. C’était important pour nous de créer un lien entre le Centre de formation et les U17. L’idée était de réunir de bonnes personnes pour bien travailler ensemble. Ils sont dans l’apprentissage et la progression. Il faut qu’ils évoluent et si la structure peut aussi servir au développement des entraîneurs, pourquoi pas.

Rendez-vous du weekend :

  • Samedi 24 septembre – 17 heures

Espoirs – Caluire et Cuire à Mado Bonnet

  • Dimanche 25 septembre – 13h15

Chalon-sur-Saône Basket Club – U18 Élite à Chalon-sur-Saône

Équipe Pro  |Djéné Diawara : « Je veux apporter le maximum à l’équipe »

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Après une première semaine de travail lyonnaise, la nouvelle intérieure du Lyon Basket, Djéné Diawara, nous a confié ses premières impressions.

Comment s’est passée cette première semaine de reprise ?

Ça s’est bien passé, avec les filles et avec les coachs. Je me suis bien installée, donc tout va bien ! Je ne connais pas Lyon. Je n’ai pas encore eu le temps de visiter mais j’espère en avoir vite l’occasion !

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Lyon Basket ?

Par rapport aux objectifs de l’équipe. J’ai eu le coach au téléphone et il m’a dit ce qu’il attendait de moi et j’ai trouvé le discours intéressant, comme le travail qu’il m’a proposé. C’est pour ces raisons que j’ai rejoint le Lyon Basket et je veux vraiment apporter le maximum à cette équipe.

IMG_3208DJENEQuel est ton objectif personnel pour cette nouvelle saison ?

Je veux vraiment apporter le maximum à l’équipe pour aller le plus haut possible. Si on a la possibilité de terminer dans les quatre premières places, pourquoi pas ! On ne va rien lâcher en tout cas. Pour moi, il y a beaucoup de jeunes dans cette équipe et je suis aussi là pour apporter à ces jeunes, les faire progresser. Je ne suis pas là pour une quelconque concurrence ou ce genre de choses, mais pour faire progresser le groupe et aider au maximum pour aller de l’avant.

Tu étais blessée en fin de saison 2015/2016 avec Nice. Comment vas-tu aujourd’hui ?

Je me sens bien. Je me suis bien reposée pendant les vacances et je me suis bien soignée. J’ai fait attention. Là, je me sens bien. C’est juste la reprise, donc j’ai forcément des courbatures mais ça, c’est normal !

En dehors de ta carrière de joueuse pro, des entraînements, comment occupes-tu ton temps libre ?

J’ai arrêté mes études et là j’espère les reprendre dans un domaine différent. Je vais essayer de voir si c’est possible de passer un diplôme de coach, j’aimerais bien. Ce sont des choses qui m’intéressent.

Crédit photo : Lyon Basket

Équipe Pro  |Franck Matamba : « Je prends plaisir dans les deux activités »

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Franck est le préparateur des Lionnes depuis trois ans. Cet ancien athlète de haut niveau sur 400m et 800m, partage son temps entre la balle orange et les pistes d’athlétisme. Découverte d’un homme passionné et toujours en quête d’expériences humaines… et de médailles internationales avec ses pépites de l’athlétisme !

Tu as rejoint le Lyon Basket en 2013 mais explique-nous ce que tu fait en dehors de Mado Bonnet.

Je suis entraîneur à l’Entente Sud Lyonnais, qui compte environ 300 athlètes. J’entraîne à Bron toute la semaine. J’ai des athlètes du niveau départemental à international, de Cadet à Vétéran. J’ai commencé à entraîner vers 2002 après avoir arrêté ma carrière. J’ai commencé par l’école d’athlétisme et petit à petit j’ai évolué avec les plus grands. J’ai le diplôme d’entraîneur d’athlétisme, et en 2010 j’ai passé le diplôme de préparateur physique. J’ai commencé à faire en parallèle coach athlé et préparateur physique avec l’ASVEL Rugby, puis le Lyon Basket en 2013.

Quelles sont tes spécialités en athlétisme ?

J’entraîne du 100 mètres au 800 mètres. Sachant que le 800 mètres à haut niveau, il faut avoir une bonne base de vitesse alors c’est pour ça que j’entraîne aussi en-dessous. Moi-même, je suis un ancien coureur de 400 et 800 mètres, ça me parle vraiment. J’ai plus un groupe de 400 et 800, et j’ai quelques personnes qui ont vraiment des caractéristiques de sprinters.

L’été pour toi, la compétition ne s’arrête pas, bien au contraire !

Ça s’enchaîne assez bien. L’hiver c’est un peu plus basket et préparation athlé. Et nous, la saison en athlé commence vraiment fin avril – début mai. La saison du basket est alors presque terminée, alors ça se combine bien. Tous les weekends je suis en déplacement, début mai c’est les interclubs, puis après, tous les weekends, nous avons des déplacements au niveau interrégional et après aux quatre coins de la France. Au niveau national, j’ai 3 ou 4 athlètes. J’ai un groupe de Seniors avec des personnes qui soit ont terminé leur carrière et qui recommencent une carrière de vétéran, qui sont là pour se faire plaisir mais qui gardent un bon niveau. Du coup, ils sont assez autonomes. Je m’en suis vraiment rendu compte cette année, c’est un groupe qui équilibre avec les jeunes. Par leur courage malgré leur âge et leur boulot, ils arrivent à se défoncer et ils ne se plaignent pas. C’est bien parce que c’est un exemple pour les jeunes, je suis vraiment content d’avoir un groupe comme ça.

Comment s’est passé l’été pour tes athlètes de niveau national ?

13584832_1070856832951711_653360647526468200_oÇa fait six ans que je m’occupe d’une athlète, Estelle Perrossier, qui est passée de son petit niveau départemental au niveau national sur le 400m [Estelle est championne de France Élites Indoor 2014, championne d’Europe 4x400m 2014, et 7ème avec le 4x400m aux Mondiaux de Beijing 2015]. On visait les Jeux Olympiques cette année, parce que l’année dernière elle a fait les Championnats du Monde. Jusqu’à un mois des Championnats de France, on était bien, sur la bonne voie. Et puis elle a eu gros problème familial et cela a tout remis en questions. Alors on a stoppé l’objectif de Rio. C’est un gros échec mais on ne peut pas toujours pas prévoir.
J’ai pris un gros coup au moral, du côté personnel et du côté sportif, il fallait digérer tout ça. Et il se trouve qu’au sein de mon groupe, j’ai une petite qui promet, qui vient du basket d’ailleurs. Je m’occupe de Marine Mignon (16 ans) depuis trois ans. L’année dernière, elle a été championne du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne où les meilleurs jeunes athlètes européens se retrouvent. Du coup cette année, elle a passé encore un cap. Elle a progressé, elle a été championne de France Cadette sur 200 mètres au mois de juillet à Châteauroux. Elle a validé ses minimas pour l’Europe et elle a finalement été championne d’Europe sur 200 à Tbilissi en Géorgie, en battant le record de France (23’’35) qui datait de 1994 !

Quels sont tes prochains objectifs avec tes athlètes ?

Avec Marine, on vise le Championnat d’Europe junior et on espère conserver le titre de championne de France Cadette et l’obtenir en Junior. Essayer d’être championne de France dans toutes les catégories car elle peut cette année participer aux deux. Le but aussi pour Marine est de rejoindre le collectif relais senior français car avec ses performances, elle rentre dans les meilleures françaises. Elle a déjà décroché une médaille d’or européenne au medley relais (100-200-300-400 mètres). Estelle, elle va changer de discipline, en passant du 400 au 800 mètres. L’objectif est de se qualifier en individuel pour un grand championnat. C’est une grosse année pour elle, pour viser le Championnat du Monde à Londres.

Comment se complètent tes deux activités, dans les deux disciplines ?

En athlétisme, je bosse tout seul : je coach, je gère un peu la préparation physique sauf pour quelques athlètes… Je gère tout en athlé. Alors qu’au basket c’est le coach qui gère tout, je ne m’occupe que de la prépa physique, spécifique basket. Je vais travailler avec Étienne Faye que je connais depuis plus de 20 ans, on approche même les 30 ans ! Nous étions ensemble à l’ASVEL, on s’est côtoyé à cette époque avant de se perdre un peu de vue. Et on se retrouve après toutes ces années ! Je prends plaisir dans les deux activités, surtout au niveau du rapport humain. On apprend tout le temps, je suis toujours à l’affût de découvrir et apprendre. C’est complémentaire pour moi.

Crédit photo : Estelle Perrossier / Franck Matamba

Équipe Pro  |Fabrice Nocera : « Des moments impossibles à banaliser »

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Notre ostéopathe Fabrice Nocera est notre ambassadeur lyonnais aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro. Sur le pont avec l’équipe de France féminine depuis le début de la campagne 2016, Fabrice a pris le temps de répondre à nos questions entre la fin de préparation aux États-Unis et son arrivée à Rio.

Comment s’est déroulé cette préparation avec l’équipe de France ?

En premier lieu, je ferai une réponse de membre du staff médical : la préparation s’est bien déroulée puisque aucune joueuse n’est blessée et que toutes sont à la disposition de la coach (*). Ensuite, avoir participé à la tournée aux États-Unis est une chance extraordinaire. Je crois que le Président Siutat nous a dit que la dernière datait de… 27 ans ! Et l’ambiance du groupe France est très positive, aussi bien pour les staffs que chez les joueuses, ce qui rend le quotidien agréable et l’implication évidente.

Avec le Tournoi de Qualification Olympique à Nantes, nouvelle compétition organisée en France, as-tu retrouvé la même effervescence que lors de l’EuroBasket 2013 ?

Le TQO à Nantes s’est bien déroulé puisque la qualification à été obtenue. Ce qui est le principal. Nous avons été très bien accueillis et tout a été mis en place pour nous mettre dans les meilleures conditions de travail et de préparation. J’ai eu la chance de vivre toute la campagne de 2013, qui reste un cran au dessus en matière d’ambiance dans les salles. Mais c’est tout à fait compréhensible : on était juste après la médaille d’argent des Jeux de Londres et c’était un championnat d’Europe à domicile. Mais le soutien du public à Nantes était magnifique et la joie de tout le groupe était à la mesure de ce qu’on était venu chercher : la qualification pour les Jeux !

20160731_012231 L’équipe de France a terminé sa préparation aux États-Unis. C’est un déplacement particulier, avec notamment ce match au mythique Madison Square Garden ?

On apprend tous les jours, et en particulier de ses voyages. Mais voyager aux États-Unis, c’est spécial. On croit si bien les connaître… et à l’arrivée, on est quand même surpris encore et toujours de leur pragmatisme et de leur goût du challenge et de la performance. Les universités américaines où nous avons joué et où nous nous sommes entraînés sont caractéristiques de tout cela. Faire partie de l’élite, ça se mérite ! New-York et le Madison Square Garden, c’est un autre genre de folie. La ville qui ne dort jamais ! Il ne faut pas se laisser distraire ou écraser par le mythe. Revenir à New York et le faire avec l’équipe de France, ça a vraiment été un très grand plaisir !

Ton été a été chargé avec la campagne des Bleues, comment te sens-tu quelques jours avant les Jeux ?

J’aurai été le seul membre du staff médical à faire toute la campagne. Du 15 mai au 22 août… Environ ! On ne doit pas être loin des 100 jours ! Chaque médecin ou kinésithérapeute s’est impliqué à fond. C’est comme un joueur qui sort du banc, il apporte son savoir à l’équipe. Et ceux qui étaient en place au stage précédant font tout pour faciliter l’intégration : la transmission des informations dans un staff médical, c’est aussi important que la transmission de la balle sur le terrain. Et moi, sur ce terrain, j’aime ce rôle de passeur. On est en ordre de marche pour Rio.

Les Jeux Olympiques, cela reste une compétition à part. Qu’est-ce qui, selon toi, fait la magie des Jeux ?

Il y a des moments impossibles à banaliser. Je dois avoir déjà chanté 100 fois la Marseillaise, et à chaque fois c’est une émotion digne de la première.

Pour moi, rien n’est jamais banal dans un séjour avec l’équipe de France. Je ne suis pas atteint par la routine. Jamais. Déjà, chaque pathologie est différente, chaque sportive est singulière et doit être considérée comme telle. Ensuite, il y a des moments impossibles à banaliser. Je dois avoir déjà chanté 100 fois la Marseillaise, et à chaque fois c’est une émotion digne de la première. Alors les Jeux, les filles qui les ont déjà joués disent que c’est le top, qu’il n’y a rien au-dessus. Et je veux bien les croire ! On a tous et toutes très envie d’y être. Mais pas seulement pour participer. Comme le dit très bien Valérie Garnier : « Ce ne sera un bon souvenir que si on est performantes » !

Comptes-tu te rapprocher des autres sportifs/staffs et d’aller voir, dans la mesure du possible, d’autres compétitions ?

Je me réjouis d’être à Rio avec l’équipe. C’est la première fois que l’équipe de France féminine a son staff au complet à l’image de l’équipe masculine. Je sais que c’est un effort significatif de la Fédération. Un effort et surtout une volonté ! Ça me ferait plaisir de rencontrer des collègues d’autres staffs ou l’équipe médicale du CNOSF. Cela se fera tout naturellement. Pour voir des compétitions, on avisera sur place. Mais ne nous trompons pas d’objectif. Le programme du basket est très chargé avec cinq matchs de poule pour commencer en une dizaine de jours. Je reviendrai à Rio en visiteur. C’est d’ailleurs l’un de mes projets depuis quelques années, une sorte de promesse !

Je dirai bonjour à Rio de la part du Lyon Basket dont quelque part je serai l’ ambassadeur !

 

*entretien réalisé avant la blessure de Céline Dumerc, forfait pour les Jeux et remplacée par Amel Bouderra

Crédit photo : Kevin Bosi/FFBB

Équipe Pro  |Jenny Fouasseau : « J’ai hâte de reprendre »

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Entre vacances, déménagement et préparation physique, la sympathique nouvelle Lionne Jenny Fouasseau évoque son arrivée dans le Rhône et son programme avant la reprise.

Après une saison au club d’Arras, tu rejoins les Lionnes pour la saison 2016/2017. Pourquoi ce choix ?

Mon agent m’a dit que le club était intéressé par mon profil. Lyon a fait une bonne dernière saison. On m’a dit que quelques filles allaient rester et je connais un peu Esther et Christelle. Nous avons joué ensemble le championnat d’Europe U16 en Pologne (médaille de bronze avec l’équipe de France en 2008). Il y a un beau projet à Lyon, ça m’a plu de suite. J’ai donné mon accord pour ce nouveau challenge.

Quels sont tes objectifs collectifs et individuels ?

Cela fait deux ans que je suis en Ligue féminine (avec Calais et Arras) et que je joue un peu les bas de tableau alors c’est vrai que collectivement, si on pouvait atteindre le Top 8, cela serait déjà bien pour moi ! Essayer de jouer quelque chose avec une équipe solide, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, ça serait mon rêve pour l’année prochaine. Et individuellement, j’aimerais continuer dans ma lancée. Sur les deux dernières saisons, je tourne à 9,4 (Calais) et 9,8 points (Arras). Je veux prouver que ce n’était pas un hasard, que j’ai ma place en LFB et que je peux apporter des points, des passes, etc. à une équipe. J’ai la confiance du coach. Cela me plairait de devenir une joueuse majeure de Ligue, d’avoir un rôle majeur dans une équipe.

Que penses-tu de la composition de l’équipe pour la prochaine saison ?

Le recrutement me plaît énormément. Les filles, je les ai croisées cette saison sur les terrains. Une meneuse d’expérience et un secteur intérieur fort, en tant que shooteuse extérieure, c’est impeccable ! J’ai hâte de reprendre.

Tu as affronté les Lionnes la saison dernière au Palais des Sports de Gerland. Quels sont tes souvenirs de cette rencontre ?

J’avoue que cela m’a bien encouragé à venir à Lyon. Après la rencontre, je me suis dit que c’était vraiment une terre de sport. Jouer devant 6 000 personnes… Je me souviens que le public nous applaudissait sur nos actions. En tant qu’équipe adverse, tout le monde en rêve ! Jouer dans une salle de 6 000 personnes contre soi, c’est compliqué.  Mais on a été très bien accueillies. C’était un plus pour venir à Lyon. Car c’est encore mieux de jouer pour 6 000 personnes qui vous supportent ! J’ai déjà joué contre Lyon en Ligue 2 alors que j’étais à Reims. Il y avait déjà du public, du public sport. L’ambiance était déjà bonne.

Tu connais la ville de Lyon ?

C’est une grande découverte. Je n’y suis allée que pour jouer. Donc je connais la gare et les magasins autour, parce que nous avons eu un peu de temps pour les faire. Mais sinon, je ne connais pas du tout. Cela me paraît immense ! J’ai plutôt vécu dans de petites villes, comme Reims, Calais ou Arras. J’ai un peu peur de me perdre ! Je prendrai un peu de temps pour visiter. De toute façon, il va falloir que je me renseigne avant que ma famille ne vienne me voir.

Quel est le programme de cet été avant la reprise ? 

Après la saison, je fais souvent un vrai break. Après, je joue quelques tournois. J’en ai fait un à Brive en 3×3 avec des copains. J’en profite pour retrouver des amis, parce qu’on est tous un peu à droite, à gauche. A partir de juillet, je reprends le chemin de la salle de sport. J’ai accès à une salle de basket pour dribbler un peu et je retrouve la piste, même si je suis plus parc que piste pour les fractionnés, etc. Je travaille pour ne pas être hors forme à la reprise. Et il y a bien sûr le déménagement. Les cartons, cela fait travailler les bras du coup ! Je suis déjà partie en vacances en Espagne avec mon copain et, avant de rejoindre Lyon, je repars deux semaines en août avec ma famille. C’est un endroit que je connais bien parce qu’on y va tous les ans. Je connais les lieux pour s’entraîner. Ce n’est pas parce que je suis en vacances que je lâche la préparation ! J’abandonne l’apéro pour aller courir ! Je fais cela tout le temps. Avec une maman basketteuse pro de l’époque (capitaine de l’équipe de Reims),  je ne peux pas faire n’importe quoi non plus !

 

Crédit photo : Arras Pays d’Artois Basket

Formation  |Fred Berger : « On a envie d’y être »

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Le Centre de formation est lui aussi dans la dernière ligne droite de sa saison. Les groupes Espoirs et U18 vont tous les deux tenter de décrocher le titre de champion de France de leur catégorie ce samedi (Final Four Espoirs) et le weekend prochain (Final Four U18). Fred Berger, responsable du Centre de formation, fait le point sur cette fin de saison.

 

Quel est ton état d’esprit à quelques jours des dernières échéances de la saison ?

C’est sympa d’en arriver là et d’être aujourd’hui encore en compétition, de continuer, d’aller un peu plus loin. C’est ce qui est sympa par rapport à notre projet : de repousser ses vacances.

Est-ce que tu sens chez les joueuses un engouement particulier dans la préparation de cette fin de saison ?

Cela fait quelques semaines, quelques mois, quelques années qu’on est là, on s’entraîne, on avance, on fait évoluer le projet. Les joueuses évoluent aussi. Et donc forcément, on a envie d’y être. Évidemment. Et il faut arriver à prendre part à cet instant présent, réellement vivre ce moment.

12362665_10153514635717795_831813971891156013_oPar rapport aux projections en début de saison, tu as l’impression d’avoir atteint les objectifs avec ces collectifs et ces individualités ?

D’un point de vue basket, on a avancé comme on le souhaitait. Après, c’est aussi un groupe qui évolue ensemble et qui vit ensemble, et qui a l’habitude d’évoluer ensemble depuis quelques années. Ce n’est pas seulement le projet individuel et collectif de cette année, c’est aussi celui des années précédentes, dans la construction de leur meilleur niveau de jeu.

Avec la satisfaction d’une bonne intégration des nouvelles joueuses qui se sont greffées au groupe présent ?

La dynamique, le rythme, le fait que les filles se soient appropriées le projet, appropriées le Centre de formation… Tout cela fait que les joueuses transmettent ce projet de générations en générations, avec les valeurs, l’état d’esprit et le basket que l’on veut développer. C’est elles qui arrivent à intégrer tout le monde, naturellement, parce que c’est un peu dans leurs personnalités.

Les Espoirs joueront leur place en NF1 et leur titre samedi (à Nantes). C’est une préparation spécifique d’affronter en finale une équipe non rencontrée en saison ?

On a préparé les choses par rapport à nous et on continue d’avancer par rapport à nous. On ne se prépare pas par rapport aux quatre adversaires potentiels de NF2. Dans la saison, il y a eu des moments forts, tant dans la victoire que dans la défaite. Les joueuses vont se servir de ces moments. Je leur fais confiance pour puiser l’énergie là où elle doit être puisée. Le groupe est suffisamment fort pour avancer.

Est-ce que vous allez utiliser un autre moment fort de la saison, la défaite en Coupe de France, pour préparer le Final Four U18 de la semaine prochaine (à Roquebrune Cap Martin) ?

Tous les moments d’une saison sont importants. On doit utiliser tous ces moments. Cela fait partie de notre expérience : ce qu’il s’est passé en Coupe de France mais aussi ce qu’il s’est passé à domicile contre Bourges, contre Basket Landes, contre Montpellier… Tous ces moments font partie de notre vécu. Il faut s’en enrichir, les rendre forts.

12828553_10153704712372795_4398106336742071297_oLa finale du Final Four Espoirs sera aussi un moment particulier pour les quatre joueuses de la génération 1996 ainsi qu’une joueuse qui va probablement s’orienter sur un projet outre-Atlantique…

Cette fin de saison est forcément différente des autres, parce que pour ces joueuses, la suite va être différente. Il faut être en capacité de bien vivre cet évènement, ce dernier challenge pour elles au sein de la structure. Je sais qu’il leur tient à cœur de laisser un certain patrimoine à la structure. Oui, forcément, cela sera particulier. Et globalement, elles gèrent plutôt bien cette période, avec pas mal de lucidité et de sérénité par rapport à tout cela. Elles voient les choses étape après étape.

Et pour toi aussi, après tant d’années, c’est forcément spécial de coacher ces joueuses pour la dernière fois.

Ça fait partie du job. On peut être fiers de ce qu’on a fait, de là où elles en sont aujourd’hui. Quand on voit qu’aujourd’hui sur 20 joueuses, en équipe de France U20, il y en a 6 qui sont dans le roster, on peut en être plutôt satisfaits. On peut être fiers du parcours qu’elles ont fait ici, de leur évolution, de leurs progrès, et effectivement, certaines pages vont se tourner. Mais cela fait partie du truc. Et, évidemment, c’est avec une certaine émotion, parce qu’on laisse un peu de notre personnalité dans la formation, elles dans leur présence ici. Mais c’est tant mieux. Les différents projets individuels qui s’orientent vers l’extérieur pour ces joueuses, c’est plutôt de bon augure pour elles et c’est bien.

Une orientation future dans laquelle tu t’investis ?

J’ai envie que ces joueuses comme toutes les joueuses avec lesquelles on travaille, et avec lesquelles on va au terme d’un cursus de formation, aient la meilleure orientation possible. J’essaie de les aider, de les conseiller, de travailler avec elles là-dessus.

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Programme du Centre de formation :

Final Four Espoirs – 5-7 mai – Nantes

Final Four U18 – 14 et 15 mai – Roquebrune Cap Martin

Crédit photos : Jérôme Le Bris

Équipe Pro  |Marina Maljkovic : « Que cela continue en 2016 ! « 

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Après la quatrième victoire consécutive des Lionnes face à Toulouse, Marina Maljkovic dresse un premier bilan de la saison. Un bilan très positif, sur le terrain comme en dehors, pour notre coach emblématique qui n’a qu’une hâte : débuter 2016 en surfant sur cette belle dynamique générale !

Encore deux matchs dans la phase aller, mais quel bilan dresses-tu de la saison des Lionnes jusqu’ici ?

Nous avons commencé la saison 2015-2016 avec une toute nouvelle équipe, beaucoup de nouvelles joueuses. Après une saison extrêmement difficile à vivre, nous avons eu un début de parcours compliqué avec des rencontres face à de grosses équipes du championnat. Avec ce nouveau groupe composé, nous n’avons logiquement pas bien passé cette période. Il nous fallait du temps pour que le travail paye et que ce groupe fonctionne. Le stage à Belgrade nous a beaucoup aidés. Depuis, nous n’avons pas perdu de rencontre. On a réussi à enchainer avec quatre victoires dont trois à l’extérieur alors que nous n’étions pas dans les meilleures conditions d’entraînement et de match, sans l’une de nos joueuses majeures (Milica Dabovic n’a participé à aucun des quatre derniers matchs) et quelques pépins physiques.

Comment se passe la mise en place du projet sportif ?

Ce qui me fait plaisir, c’est que le Lyon Basket est un club qui a un véritable projet. L’un de nos objectifs est d’intégrer les jeunes du groupe Pro2. Beaucoup de coachs ne veulent pas le faire car cela demande beaucoup de travail psychologique. Ce n’est pas si facile d’introduire de jeunes joueuses mais nous avons des filles qui travaillent vraiment dur. Je suis aussi fière d’avoir emmené dans cette Ligue française que je respecte tant, deux joueuses étrangères – Latoya Williams et Lauren Ervin – de très haut niveau. Je suis aussi extrêmement fière du travail des joueuses françaises qui se sont particulièrement illustrées ces derniers temps. Migna Touré était méconnue, blessée en LF2, et maintenant elle a un rôle très important en Ligne féminine. On a pu aussi apprécier le réveil des joueuses françaises comme Christelle Diallo ou Mélanie Plust.

BASKET: OPEN LFB: VILLENEUVE D'ASCQ - LYON © Cedric Lecocq ; Stade Pierre de Coubertin, Paris le 27 septembre 2015Pourquoi avoir choisi Dajana Butulija pour renforcer le groupe ?

Avant moi, dans les années 90 et avant, on a toujours eu de grandes joueuses serbes qui ont évolué dans la Ligue française. Dans les années de Jacky Chazalon, etc. Aujourd’hui, je suis contente de pouvoir renforcer cette bonne relation entre les deux fédérations, serbe et française, et d’introduire dans cette Ligue les meilleures joueuses serbes, championnes d’Europe en titre.

Quel est ton sentiment sur cette année qui se termine ?

Je suis présente au club depuis quelques temps maintenant. Je veux vraiment féliciter tout le monde pour les progrès que je vois, les progrès visibles de tous. Nous étions dans une situation délicate, j’ai progressé avec l’équipe nationale, je suis restée à Lyon… Je ne peux que féliciter aujourd’hui le président Nicolas Forel et Olivier Ribotta pour l’évolution du club, la progression qui se voit de jour en jour. Peu de clubs ont une situation comme la nôtre aujourd’hui : cette bonne énergie, ce dévouement, et ce, dans tous les secteurs… Je ne peux souhaiter qu’une chose : que cela continue en 2016 ! De mon côté, je suis toujours là, prête à sportivement apporter toute mon expérience à Lyon. Apporter dans ce que je sais faire le mieux : le coaching sur le terrain.

Je souhaite à tout le monde de bonnes fêtes et de bonnes vacances !

Crédits photos : Pascal Muradian + Cédric Lecocq/IS/FFBB