Équipe Pro  |Alice Kunek : « J’avais hâte de jouer en Europe »

L’ailière australienne (avec aussi un passeport irlandais) Alice Kunek (1,85m, 26 ans) est arrivée dimanche soir à Lyon pour terminer la saison avec les Lionnes. Avec le sourire, elle s’est prêtée lundi au jeu de l’interview juste avant de rejoindre ses nouvelles coéquipières à Mado Bonnet.

Tu es arrivée dimanche soir, comment te sens-tu après ce long trajet depuis Melbourne ?

Je vais très bien. J’ai pu dormir pendant mon premier vol de 10 heures de Melbourne jusqu’à Dubaï. Et depuis que je suis arrivée ici, j’ai bien pu me reposer et je suis allée faire un tour à pied ce matin. Je suis très contente d’être ici !

Tu viens juste de terminer ta saison avec les Melbourne Boomers (11,6 points, 4 rebonds, 2,5 passes) , est-ce que c’est difficile d’enchaîner  ?

Je ne l’ai jamais fait avant, c’est la première fois que je rejoins l’Europe. Nous n’avons pas réalisé une très bonne saison avec les Boomers malheureusement, mais aujourd’hui, c’est derrière moi. Je suis totalement concentrée sur mon nouveau challenge, ma nouvelle aventure ici à Lyon. J’ai hâte d’aider l’équipe. J’ai toujours voulu jouer en Europe, c’était l’un de mes objectifs dans ma carrière. Je voulais venir en Europe la saison dernière mais j’ai décidé de rejoindre l’équipe nationale australienne avant les Jeux Olympiques. Donc je suis restée en Australie. Mais je pense que c’était le bon moment pour moi de venir jouer aujourd’hui en Europe, et de voir à quoi pourrait ressembler ma carrière ici. J’imagine que cela aide d’avoir un passeport européen (irlandais) aussi. La famille de ma mère est irlandaise et celle de mon père est croate, donc j’aurais pu avoir l’un ou l’autre des passeports mais j’ai choisi l’irlandais car c’était le plus simple à avoir. J’ai de la chance car c’est plutôt rare en Australie d’avoir deux passeports. C’était l’un de mes grands rêves… j’avais hâte de rejoindre l’Europe.

IMG_8287 MODTu en parlais, tu as fait la préparation avec l’équipe nationale australienne l’année dernière…

Cela fait quatre années que je participe aux campagnes nationales. J’ai passé quelques temps avec l’équipe l’année dernière. J’ai été coupée alors qu’il restait 17 joueuses. C’était une super expérience. C’est toujours un honneur de représenter mon pays. Ces quatre dernières années, j’ai pu ainsi voyager et jouer dans le monde entier. J’ai toujours beaucoup voyagé. J’adore être chez moi avec ma famille, nous sommes très proches. Mais j’aime aussi beaucoup voyager. En Australie, on est un peu comme dans une bulle, mais c’est toujours enrichissant de voyager et découvrir d’autres parties du monde, comment vivent les autres… C’est ma première expérience à l’étranger et c’est une réelle opportunité, tout le monde est très content pour moi en Australie. Beaucoup de personnes savent que j’ai beaucoup travaillé pour progresser et pour avoir cette opportunité de jouer en Europe. C’est gratifiant de voir que le travail paye, surtout après une saison compliquée dans le championnat australien. Tout le monde est très content pour moi, et je ne pourrais être plus heureuse qu’en découvrant un autre pays, une autre culture, un autre style de jeu avec la Ligue Féminine de Basket.

 Que sais-tu de la LFB justement et que souhaites-tu apporter à l’équipe ? 

Ma meilleure amie Jenna O’Hea a joué en France quelques années (Arras et Montpellier). Et Abby Bishop est actuellement à Tarbes, elle m’en a parlé aussi. Je sais qu’en Australie, il y a beaucoup de jeu rapide, on marque beaucoup de points. Je sais qu’en France, on score moins, avec beaucoup plus de défense. Ce qui me va bien parce que j’adore la défense. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde en Australie ! Donc oui, j’ai déjà entendu parlé du jeu ici. J’ai pu en parler avec différentes personnes qui ont joué ici ou contre une équipe française. Mais j’ai hâte d’en savoir plus en commençant à m’entraîner et avec les rencontres. Je sais que l’équipe souhaitait se renforcer avec une ailière, et ma taille sera un atout.  Je suis assez polyvalente, une bonne shooteuse et j’essaie de défendre le mieux possible. C’est dans ma mentalité de défendre fort. J’aime aussi bien distribuer la balle et trouver mes coéquipières, travailler avec les écrans, etc.

Comme te décrirais-tu en dehors des terrains ? 

Je suis une fille plutôt facile à vivre, très proche de ma famille, de mes amis. Je suis plutôt cool, mais sur le terrain je suis déterminée. Je travaille dur et me donne au maximum pour faire gagner mon équipe. La chose la plus importante, c’est que j’apporte le plus de choses possible à l’équipe. C’est pourquoi je suis ici. Je pense que si tu donnes le meilleur de toi-même et si tu travailles dur, avec une bonne attitude, cela paye. Il ne reste que quatre matchs dans la saison régulière et j’ai hâte de commencer à travailler. J’espère que les supporters seront derrière l’équipe. J’ai hâte de les rencontrer et de montrer de quoi je suis capable !

Quelle est ta première impression de la ville de Lyon ?

Je me suis baladée ce matin dans la ville. Les gens ont l’air très gentils, très accueillants. J’ai entendu de très bonnes choses sur Lyon. On dit que c’est un mini Paris, une très belle ville avec ses fleuves. J’ai hâte de découvrir la ville. J’ai parlé de Lyon avec David Andersen, qui a joué avec l’ASVEL quelques années (2014-2016), il m’a dit que c’était une très belle ville.

Interview et photo : Lyon Basket