Équipe Pro  |Fabrice Nocera : « Des moments impossibles à banaliser »

Notre ostéopathe Fabrice Nocera est notre ambassadeur lyonnais aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro. Sur le pont avec l’équipe de France féminine depuis le début de la campagne 2016, Fabrice a pris le temps de répondre à nos questions entre la fin de préparation aux États-Unis et son arrivée à Rio.

Comment s’est déroulé cette préparation avec l’équipe de France ?

En premier lieu, je ferai une réponse de membre du staff médical : la préparation s’est bien déroulée puisque aucune joueuse n’est blessée et que toutes sont à la disposition de la coach (*). Ensuite, avoir participé à la tournée aux États-Unis est une chance extraordinaire. Je crois que le Président Siutat nous a dit que la dernière datait de… 27 ans ! Et l’ambiance du groupe France est très positive, aussi bien pour les staffs que chez les joueuses, ce qui rend le quotidien agréable et l’implication évidente.

Avec le Tournoi de Qualification Olympique à Nantes, nouvelle compétition organisée en France, as-tu retrouvé la même effervescence que lors de l’EuroBasket 2013 ?

Le TQO à Nantes s’est bien déroulé puisque la qualification à été obtenue. Ce qui est le principal. Nous avons été très bien accueillis et tout a été mis en place pour nous mettre dans les meilleures conditions de travail et de préparation. J’ai eu la chance de vivre toute la campagne de 2013, qui reste un cran au dessus en matière d’ambiance dans les salles. Mais c’est tout à fait compréhensible : on était juste après la médaille d’argent des Jeux de Londres et c’était un championnat d’Europe à domicile. Mais le soutien du public à Nantes était magnifique et la joie de tout le groupe était à la mesure de ce qu’on était venu chercher : la qualification pour les Jeux !

20160731_012231 L’équipe de France a terminé sa préparation aux États-Unis. C’est un déplacement particulier, avec notamment ce match au mythique Madison Square Garden ?

On apprend tous les jours, et en particulier de ses voyages. Mais voyager aux États-Unis, c’est spécial. On croit si bien les connaître… et à l’arrivée, on est quand même surpris encore et toujours de leur pragmatisme et de leur goût du challenge et de la performance. Les universités américaines où nous avons joué et où nous nous sommes entraînés sont caractéristiques de tout cela. Faire partie de l’élite, ça se mérite ! New-York et le Madison Square Garden, c’est un autre genre de folie. La ville qui ne dort jamais ! Il ne faut pas se laisser distraire ou écraser par le mythe. Revenir à New York et le faire avec l’équipe de France, ça a vraiment été un très grand plaisir !

Ton été a été chargé avec la campagne des Bleues, comment te sens-tu quelques jours avant les Jeux ?

J’aurai été le seul membre du staff médical à faire toute la campagne. Du 15 mai au 22 août… Environ ! On ne doit pas être loin des 100 jours ! Chaque médecin ou kinésithérapeute s’est impliqué à fond. C’est comme un joueur qui sort du banc, il apporte son savoir à l’équipe. Et ceux qui étaient en place au stage précédant font tout pour faciliter l’intégration : la transmission des informations dans un staff médical, c’est aussi important que la transmission de la balle sur le terrain. Et moi, sur ce terrain, j’aime ce rôle de passeur. On est en ordre de marche pour Rio.

Les Jeux Olympiques, cela reste une compétition à part. Qu’est-ce qui, selon toi, fait la magie des Jeux ?

Il y a des moments impossibles à banaliser. Je dois avoir déjà chanté 100 fois la Marseillaise, et à chaque fois c’est une émotion digne de la première.

Pour moi, rien n’est jamais banal dans un séjour avec l’équipe de France. Je ne suis pas atteint par la routine. Jamais. Déjà, chaque pathologie est différente, chaque sportive est singulière et doit être considérée comme telle. Ensuite, il y a des moments impossibles à banaliser. Je dois avoir déjà chanté 100 fois la Marseillaise, et à chaque fois c’est une émotion digne de la première. Alors les Jeux, les filles qui les ont déjà joués disent que c’est le top, qu’il n’y a rien au-dessus. Et je veux bien les croire ! On a tous et toutes très envie d’y être. Mais pas seulement pour participer. Comme le dit très bien Valérie Garnier : « Ce ne sera un bon souvenir que si on est performantes » !

Comptes-tu te rapprocher des autres sportifs/staffs et d’aller voir, dans la mesure du possible, d’autres compétitions ?

Je me réjouis d’être à Rio avec l’équipe. C’est la première fois que l’équipe de France féminine a son staff au complet à l’image de l’équipe masculine. Je sais que c’est un effort significatif de la Fédération. Un effort et surtout une volonté ! Ça me ferait plaisir de rencontrer des collègues d’autres staffs ou l’équipe médicale du CNOSF. Cela se fera tout naturellement. Pour voir des compétitions, on avisera sur place. Mais ne nous trompons pas d’objectif. Le programme du basket est très chargé avec cinq matchs de poule pour commencer en une dizaine de jours. Je reviendrai à Rio en visiteur. C’est d’ailleurs l’un de mes projets depuis quelques années, une sorte de promesse !

Je dirai bonjour à Rio de la part du Lyon Basket dont quelque part je serai l’ ambassadeur !

 

*entretien réalisé avant la blessure de Céline Dumerc, forfait pour les Jeux et remplacée par Amel Bouderra

Crédit photo : Kevin Bosi/FFBB

Formation  |U17F : Début du Mondial pour les Bleues

Nos championnes de France U18 2016, Coline Franchelin et Carla M’Baye, commencent ce mercredi le Mondial U17 avec l’équipe de France.

Les Bleuettes de Cathy Melain attaquent aujourd’hui leur Mondial espagnol. Les États-Unis sont favorites de la compétition après avoir remporté les trois éditions, en 2010, 2012 et 2014. Le meilleur résultat de l’équipe de France date de 2010. Les Bleuettes avaient alors décroché la médaille d’argent mondiale, s’inclinant face donc aux États-Unis (62-92). L’équipe était composée alors des Lionnes Esther Niamke et Christelle Diallo ainsi que les anciennes Lyonnaises Sara Chevaugeon et Margaux Galliou-Loko.

 

CHAMPIONNAT DU MONDE U17F

  • Du 22 juin au 02 juillet
  • A Saragosse (Espagne)
  • Calendrier

 

PROGRAMME DE L’ÉQUIPE DE FRANCE

Mercredi 22 juin (16h00) : France vs Chine (Tour préliminaire – Groupe B)

Jeudi 23 juin ( 13h45) : France vs Mexique (Tour préliminaire – Groupe B)

Samedi 25 juin (12h00) : France vs Australie (Tour préliminaire – Groupe B)

Lundi 27 juin : 1/8 de finale (éventuel)

Mardi 28 juin : Match de classement (éventuel)

Mercredi 29 juin : Quart de finale ou match de classement (éventuel)

Jeudi 30 juin : Match de classement (éventuel)

Vendredi 01 juillet : Demi-finale ou match de classement (éventuel)

Samedi 02 juillet : Finale ou match de classement (éventuel)

 

 

Crédit visuel : www.fiba.com

Éditorial  |Les jeunes Lionnes internationales

Les Lionnes du Centre de formation sont de nouveau nombreuses à prétendre au maillot national cet été ! Liste des sélectionnées (mise à jour régulièrement), pour faire le point sur les jeunes Lyonnaises en équipes de France et de Suisse.

Mise à jour 24 juillet 2016

Équipe de Suisse U18 3×3

  • Sélectionnée
  • Évita Herminjard
  • Championnat d’Europe 3×3 du 6 au 11 septembre (Hongrie)

Équipe de France U17

Équipe de France U15

  • Sélectionnée
  • Yanaëlle Devaux (Association)
  • Tournoi de l’Amitié du 7 au 10 juillet (Espagne)
  • Résultats

 

Équipe Pro  |Latoya Williams : « Je pense qu’il sera difficile de nous battre »

Après avoir brillé dans plusieurs clubs européens, l’intérieure américaine Latoya Williams a choisi la France et le Lyon Basket pour poser ses valises. Et ce n’est pas un hasard, puisqu’elle y retrouve Marina Maljkovic, avec qui elle avait déjà travaillé en Serbie il y a quelques années…

Quelques semaines après ton arrivée à Lyon, comment te sens-tu ?

Je me sens très bien ! Je me suis beaucoup entraînée cet été aux États-Unis donc je suis en très bonne condition physique.

Tu découvres la France mais tu as déjà beaucoup voyagé au cours de ta carrière professionnelle…

Oh oui ! J’ai joué en Grèce, République Tchèque, Croatie, Serbie, Israël… J’ai en effet joué dans beaucoup de pays pour poursuivre ma carrière de basketteuse. C’est la première fois que je joue en France et c’est parfait car c’est le pays que je voulais vraiment découvrir à ce stade de ma carrière. Je suis impatiente de commencer et déjà prête pour le début de la saison !

Tu connaissais déjà Marina Maljkovic puisque tu as gagné le titre du championnat serbe sous ses ordres à Belgrade en 2011. Que retiens-tu de cette expérience ?

C’est une coach incroyable. J’aime la façon dont elle gère un groupe. Elle donne vraiment l’opportunité à ses joueuses de s’exprimer et de prendre du plaisir. Elle te donne beaucoup de liberté dans le jeu, tout en te poussant au maximum de ton potentiel. C’est vraiment le genre de coach qui t’aide à devenir une meilleure joueuse.

Qu’attends-tu de cette saison 2015-2016 en LFB ?

Nous allons avoir une bonne année. Dans les choses que nous faisons à l’entraînement au quotidien, je vois beaucoup de potentiel chez beaucoup de joueuses. Nous devons maintenant trouver notre identité en tant qu’équipe. Si nous y arrivons, je pense qu’il sera difficile de nous battre. On verra !

Lyon Basket  |Sébastien Chabal, parrain officiel du Lyon Basket !

A quelques jours du coup d’envoi de la nouvelle saison de Ligue Féminine de Basket, le Lyon Basket enregistre un ultime renfort de choix ! Proche du club depuis déjà plusieurs années, Sébastien Chabal nous fait l’honneur de devenir le parrain officiel des Lionnes pour cette saison 2015-2016.

Faut-il encore présenter l’ancien international de rugby ? Vainqueur notamment de deux Tournois des Six Nations avec les Bleus, ce cadre du XV de France s’est imposé comme un joueur majeur de sa discipline tout en devenant l’un des sportifs français les plus populaires. Figure médiatique incontournable, cet homme de défis a parfaitement su gérer sa reconversion en mettant ses qualités de sportif de haut niveau au service de son après-carrière. « L’envie de réussir, d’avancer, de construire un projet avec des objectifs, sont toujours une règle d’or pour moi », explique-t-il.

Quelques mois après la célébration de son jubilé à Lyon, Sébastien a souhaité apporter son soutien à un club au sein duquel il retrouve les qualités qui ont toujours impulsé sa carrière. « En tant qu’ancien sportif, je respecte et partage les valeurs du Lyon Basket : le travail, la détermination, l’ambition et le respect », détaille-t-il.

Au commencement d’un nouveau projet sportif, le parrainage de ce champion d’exception représente une vraie chance pour les basketteuses lyonnaises. « Sébastien a toujours été un observateur avisé du Lyon Basket », rappelle Nicolas Forel, le Président du club. « Il suit les résultats et demande régulièrement des nouvelles de l’équipe. La saison passée, il s’est beaucoup intéressé au fonctionnement de notre club, son projet, ses ambitions. Je suis très heureux de ce soutien et j’espère que nous pourrons offrir à Sébastien un très beau spectacle dans notre salle. »

Championne d’Europe à la tête de l’équipe nationale de Serbie cet été, Marina Maljkovic est également enchantée par cette nouvelle recrue. « Je me réjouis que Sébastien devienne le parrain officiel de notre équipe. A mes yeux, Sébastien représente dans son sport ce qu’ont été Zinedine Zidane ou Tony Parker dans les leurs. Je suis extrêmement heureuse d’avoir une telle personnalité à nos côtés pour cette saison qui commence. Nous lui souhaitons tous la bienvenue et espérons le voir régulièrement à Mado Bonnet. »

En attendant de venir encourager les Lionnes à domicile, notre parrain a tenu à participer à la promotion de la nouvelle campagne d’abonnements du Lyon Basket. Retrouvez « Le Parrain », nouveau clip vidéo du Lyon Basket.

Équipe Pro  |Migna Touré : « J’ai les crocs ! »

Nouvelle recrue française du Lyon Basket cet été, l’ailière Migna Touré est de retour dans l’élite après une saison prometteuse mais perturbée par une blessure à l’étage inférieur. A 20 ans seulement, celle qui fut championne d’Europe avec les Bleuettes en 2014 attend beaucoup de ce nouveau challenge au Lyon Basket.

Migna, tu entames ta première saison à Lyon. Peux-tu nous rappeler ton parcours récent ?

La saison dernière, après deux années à Arras, j’ai joué en LF2 avec le club de Léon Trégor. J’ai fait un très bon début de saison là-bas (NDLR: dans le 5 majeur, Migna compilait 14,1 points, 4,3 rebonds, 3,5 passes et 2,3 interceptions) mais malheureusement, je n’ai pu jouer qu’une demi-saison en raison d’une blessure au ménisque. Aujourd’hui, c’est derrière moi. Tout va bien !

Après plusieurs mois sans compétition, on t’imagine impatiente de commencer le championnat ?

J’ai les crocs ! Il y a toujours un peu d’appréhension car cela n’a pas été facile de revenir de blessure mais c’est un plaisir de retrouver les terrains, surtout auprès de grandes joueuses et d’une grande coach comme Marina Maljkovic. C’est énorme pour moi.

La présence de Marina Maljkovic sur le banc, c’est l’une des raisons de ta venue à Lyon ?

Complètement ! J’ai suivi son parcours, que ce soit avec l’équipe nationale de Serbie ou avec Lyon. C’est vraiment une chance pour moi d’être coachée par elle.

A quoi ressemble une préparation signée Marina ?

Sprint. Stop. Sprint. Stop. Je dirais que cela ressemble à ça. C’est intense. Court mais hyper intense. L’exigence est maximale, il y a beaucoup de rigueur mais au final, on joue au basket. C’est top !

Comment se passe ton intégration dans ce groupe ?

Fluide, c’est le mot. Je connaissais déjà Esther (Niamké) et Christelle (Diallo). Il y a d’autres joueuses que j’avais déjà rencontrées sur les terrains, comme Yurena (Diaz). Franchement, c’est comme si j’étais là depuis déjà un moment. Les dirigeants et le staff ont été très accueillants, il y a un gros travail de communication dans le club et je le ressens vraiment en arrivant de l’extérieur.

Ce retour dans l’élite est forcément important pour toi. Qu’attends-tu de ce nouveau départ avec le Lyon Basket ?

A titre individuel, suite à ma blessure, je souhaite déjà jouer une saison complète. Je veux profiter de tout ce qui m’est offert pour travailler, progresser et prouver que j’ai ma place en Ligue Féminine. Travailler et progresser, ce sont mes objectifs.

Formation  |EDF U16 : Coline Franchelin et Carla M’Baye à l’Euro

L’objectif sur ce championnat d’Europe pour l’équipe de France U16 ? Décrocher un billet pour le Mondial U17 2016 et donc finir l’Euro à l’une des cinq premières places du classement.

Pour accomplir cette mission, la coach Cathy Melain peut notamment compter sur Coline Franchelin et Carla M’Baye, du Centre de formation du Lyon Basket ! « Le but, c’est de se qualifier pour le Mondial U17 l’an prochain. Après, on verra ce qui se passera, si on peut faire mieux, aller chercher une médaille. Mais le Championnat du Monde, c’est ce que nous visons », explique l’ancienne internationale, double championne d’Europe, interrogée par la FFBB. « C’est une continuité dans la formation des joueuses. Par génération d’âge, il n’y a qu’un seul Mondial en jeunes, donc il ne faut pas le rater pour les filles. Et c’est important que la France soit représentée à ce niveau. »

Particularité de cette campagne, Cathy Melain devra composer avec une équipe plutôt petite en taille.

« Ce groupe n’a rien à voir avec ce que j’avais pu connaître l’année dernière. J’avais des joueuses intérieures de grande taille. Là, ces filles, on ne les a pas dans cette génération. On a une équipe qui va être plus petite dans le secteur intérieur qu’on peut l’avoir de façon générale dans nos Équipes de France jeunes. Maintenant, ça ne veut pas dire que c’est un désavantage, bien au contraire. Il faut que nous construisions un jeu autour de cette caractéristique-là. Ce que l’on n’a pas en taille, on doit le compenser largement par autre chose. »

La France vise le Top 5 pour se qualifier pour le mondial U17 mais espère bien grimper jusqu’au podium, qui échappe aux Bleuettes depuis 2010 (3e place en Biélorussie).

Composition de l’équipe

Vidéo de présentation de l’équipe

Site Internet officiel de la compétition

Championnat d’Europe à Matosinhos (Portugal) du 13 au 23 août

Premier tour
Jeudi 13 août à 17h15 : Allemagne / France
Vendredi 14 août à 15h00 : France / Belgique
Samedi 15 août à 17h15 : Serbie / France

Équipe Pro  |Fabrice Nocera, l’ostéo du basket féminin

Fabrice Nocera évolue depuis longtemps dans le milieu sportif et depuis quelques années plus particulièrement dans le basket féminin. Portrait du premier ostéopathe de l’équipe de France féminine, médaillée d’argent à l’EuroBasket 2013 et 2015, et du Lyon Basket.

Double diplômé, le kinésithérapeute – ostéopathe s’est rapproché du basket par hasard. Après avoir œuvré dans d’autres milieux sportifs (natation, ski, tennis, biathlon…) et des champions tels que le tennisman Guy Forget, il reçoit en août 2012, dans son cabinet de Villeurbanne, l’appel de la balle orange. « Je ne réponds jamais à la ligne fixe sinon c’est infernal, mais là mes collègues n’étaient pas là, alors j’ai décroché », explique Fabrice. Au bout du fil, Virginie Kevorkian, coach des Tigresses de l’AS Villeurbanne Basket Féminin, qui lui demande de s’occuper d’elle, puis, plus tard, de s’occuper de son équipe. Peu après, il rencontre un autre coach, Pierre Vincent. « L’équipe de France cherchait un ostéo. Je n’ai jamais su qui avait parlé de moi, ni pourquoi, mais j’ai reçu un coup de téléphone : On a pensé à vous pour le poste, cela vous intéresserait ? » Fabrice rencontre le coach de l’équipe de France féminine puis reçoit sa convocation pour la campagne 2013.

Une expérience inoubliable avec les vice-championnes d’Europe. Fabrice est alors un pionnier. En effet, il est le premier ostéo uniquement en charge de l’équipe de France féminine. Deux ans après, la fédération, conquise par ses compétences et son expérience du milieu sportif, le convoque à nouveau. Fabrice quitte un temps la vie du cabinet et replonge dans cette mission intense et collective, avec tout le staff médical. « C’est une équipe comme sur le terrain. On s’entend très bien, sans jalousie. Le plus important pour nous, c’est que la joueuse recouvre ses moyens et puisse jouer, peu importe grâce à qui. On prend des décisions super rapides. Les filles sentent cette cohésion, on discute beaucoup sur les choix. »

Une relation de confiance avec les coachsYuCcptgL_400x400

Ainsi Fabrice et tout le staff bichonnent les Bleues, jusqu’à parfois tard dans la nuit, dans un mode de fonctionnement très souple, qui donne toute latitude aux joueuses. « Cela peut être une joueuse qui sollicite quelqu’un d’elle-même, ou la préparatrice physique,la coach, le médecin, etc. Il y a plusieurs entrées. Cela garantie que le tamis ne laisse rien passer quoi. » Le staff médical de la campagne 2015 a rempli sa mission et a été félicité par la coach, Valérie Garnier. « Ses mots nous ont fait très plaisir : Finale du championnat d’Europe, deux mois de campagne, trois semaines de compétition et 12 joueuses à la disposition de l’entraîneur, merci. »

Fabrice apprécie le souci du détail des coachs féminines. En 2013, il sympathise avec une autre coach de l’EuroBasket : Marina Maljkovic. Quand Nicolas Forel, qu’il connaissait bien avant qu’il ne devienne président du Lyon Basket, l’appelle pour lui dire que Marina arrive à Lyon, Fabrice annule ses rendez-vous, prend son scooter et vient l’accueillir. Depuis Fabrice travaille avec le Lyon Basket et a développé avec Marina une relation de respect et de confiance. Pour la nouvelle saison, la présence de Fabrice au sein du groupe va être encore plus importante.

De ces nombreux moments privilégiés avec l’équipe de France, Fabrice retient l’image de joie du groupe après la victoire contre l’Espagne en demi-finale, « une histoire particulière », avec l’équipe qui avait privé les Bleues du titre, deux ans auparavant. Ces moments d’euphorie, privilégiés avec tout un groupe, Fabrice espère continuer à en vivre avec l’équipe de France, tout comme avec le Lyon Basket version 2015-2016 !